Blog VS Instagram


Avant de me décider à revenir sur la blogosphère, j'ai beaucoup pesé les pour et les contre. Et Instagram en fait partie. Il est vrai que depuis que cette application existe, beaucoup de blogueuses ont déserté leur blog en faveur d'Instagram. Constat que je me suis fait en revenant sur Hellocoton. Pas mal de filles ont abandonné leur blog mais sont très actives sur Instagram. Il faut dire que ce dernier est fort pratique. Tu postes une photo, t'y mets quelques mots. Tu reçois des likes, des commentaires. Rapide et efficace. Tout aussi bien, voire mieux, qu'un blog. Je me suis donc demandée, moi qui suis active sur Instagram, si ça valait le coup que je revienne avec mon blog.

Peu de temps après mon départ d'ici, j'ai créé un compte Instagram privé. J'avais besoin d'extérioriser, de parler, de me savoir lue, parfois comprise/soutenue. Mais quelques semaines après, je reprenais mon blog, toujours en privé, car Instagram a beau être devenu un lieu de partage, je ne me suis jamais sentie à l'aise. Je n'arrive pas à associer le blog et l'application. Ce sont deux plateformes totalement différentes à mes yeux. En tout cas, c'est l'utilisation que j'en fais.

Cela fait une quinzaine d'années que j'entretiens un blog. Une sorte de journal pas si intime que ça. C'est mon petit coin à moi, une sorte de livre numérique. Des pages qu'on tourne, des chapitres à lire. Je considère vraiment le blog comme mon espace à moi, même si je le partage avec vous.

Quant à Instagram, il est à mes yeux ce qu'il était à sa création : la publication de mon quotidien en photo. De tout, de rien, du chat, du jardin, des bêtes, de moi. Mais je n'écris jamais un pavé. Je n'arrive pas à m'exprimer, à me confier comme je sais le faire sur le blog. Je trouve Instagram beaucoup moins personnel. Et ça ne s'est pas arrangé depuis qu'il a été racheté par Facebook et que les marques utilisent de plus en plus l'application. Instagram est trop influent, commercial à mes yeux. Tandis que le blog reste personnel, bien qu'il soit public. Il n'y a que moi qui décide de son utilisation, de son contenu.

J'ai donc pris le risque de rouvrir mon blog. J'ai conscience qu'il est moins visité qu'avant, que j'ai perdu des fidèles qui préfèrent rester sur Instagram. Mais j'ai besoin d'écrire. C'est sur un blog que je me sens le mieux. Ceci dit, je ne délaisse pas Instagram pour autant. D'un côté, mon quotidien par écrit et de l'autre, en photo. J'y trouve mon compte. Et dans les deux cas, j'espère que vous êtes au rendez-vous.

Ces donneurs de leçon


Je ne sais pas si c'est une nouvelle tendance mais ces derniers temps, je trouve que juger/critiquer tout et n'importe quoi avec une certaine violence, c'est devenu un sport national où de plus en plus de monde excelle. Certes, ça a toujours existé mais qu'est-ce que ça peut être gonflant de se faire attaquer. On ne peut même plus écrire, parler, exposer un choix, un avis sans se faire gueuler dessus. Où sont donc passés la libre pensée, le partage, la discussion réfléchie et intelligente ? Je cherche tout ça. Comme la politesse, ça se perd, beaucoup !

Prenons pour exemple une très célèbre blogueuse qui a posté une vidéo sur la consommation de lait de vache. A aucun moment dans sa vidéo, elle a jugé ou tenté de nous faire changer notre consommation. Elle a simplement exposé les faits, expliquer pourquoi elle avait arrêté sa consommation de lait de vache et par quoi elle l'a remplacé... La pauvre, en commentaire, elle s'est fait massacrer. Que ce soit par des vegan, de simples amoureux des animaux, des agriculteurs. Personnellement, c'est cet acharnement en commentaires qui m'interdit de vous publier un bilan sur la disparition de la viande dans mon assiette depuis 2 ans. Je n'ai pas les épaules pour supporter ce déferlement de violence.

Ceci dit, je remercie intérieurement cette blogueuse qui a su, dans une autre vidéo, me faire déculpabiliser de ne pas être parfaite dans ce que je mange et que ça ne fait pas pour autant de moi, une mauvaise personne.

En parlant de cette agricultrice de vache laitière qui s'est plainte dans les commentaires de ses conditions de travail, cela me fait penser à une anecdote vécu l'été dernier. Je me suis retrouvée nez à nez avec une vache sur un chemin de campagne, entrain de beugler. Elle a accéléré le pas pour venir à moi. Certes, des vaches, j'en vois souvent, je les caresse, je n'en ai pas peur mais c'est la première fois qu'une clôture ne nous sépare pas et en comportement de vache, je n'y connais rien. Je me doute bien qu'elle n'allait pas m'attaquer mais c'est tout de même un animal imposant. Bref, pas très rassurée, je l'ai contourné puis j'ai continué mon chemin lorsque j'étais sûre qu'elle ne me suivait plus. J'ai décidé de me rendre à la ferme en contre-bas pour prévenir les propriétaires. J'ai interpellé un tracteur qui sortait d'un champ et je lui ai fait savoir qu'une vache s'était enfuie. Il m'a dit qu'elle n'était pas à lui et que ça arrivait souvent (en gros, il ne comptait rien faire). Après s'être dit au revoir, il me dit "Vous avez qu'à la mettre dans votre congélateur". Qu'est-ce que je n'ai pas fait là en lui répondant que je ne mangeais plus de viande. L'homme a de suite effacé son sourire et son ton a changé. Il m'a lancé froidement : "C'est à cause de vous que l'agriculture va mal".

Je n'ai pas relevé. Je n'étais pas venue pour discuter. L'attaque était facile. J'ai conscience que le métier d'agriculteur, de nos jours, il faut un sacré courage pour tenir et continuer à aimer ce métier. J'admire vraiment ces gens. Mais si j'ai décidé d'arrêter ma consommation de viande, ce n'est absolument pas dans le but de les faire chier. Ma raison est toute autre : j'aime les animaux. Qu'il soit de ferme, sauvages, de compagnie. Peu importe pour quoi ils sont destinés, j'aime les animaux. Et je me suis demandée : mais pourquoi est-ce que je mange de la viande alors que je n'en réclame pas plus que ça ? Une habitude que j'ai depuis l'enfance : de la viande dans mon assiette au quotidien.

Bref...

Peu importe nos choix de nos jours, on est critiqué. Critiqué d'une manière que je trouve de plus en plus violente.

Je fais également référence à une autre blogueuse qui a pris un chaton qui est tombé malade quelques jours après. Elle s'en est pris plein la gueule. Petit florilège : T'as pas assez de deux chats ? T'as pris un chat non sevré, t'as pas honte ? T'as pas trouvé mieux pour te récupérer plus d'abonnés sur Instagram ? Et les associations et la SPA, ça pue ? Tu ne pouvais pas faire une bonne action en prenant un chat adulte ?

Comment peut-on être aussi méchant ? Quand je vous ai annoncé la venue de Chips, je ne mens pas : 100% des commentaires étaient positifs. En même temps, qui êtes-vous pour juger notre choix d'adoption d'un second chat, qui plus est chaton, ne venant pas d'une association/SPA ? Je n'arrive pas à comprendre comment l'on peut attaquer là où il n'y a pas lieu d'être. Cette blogueuse voulait un chaton pour faciliter la cohabitation (comme moi avec Iago). Elle ne l'a pas eu sevré car les propriétaires lui ont menti sur son âge (pour Chips, je savais mais si ce n'était pas moi qui le prenais, c'était la prochaine personne). Son chaton est tombé malade mais n'a aucun lien avec son manque de sevrage. Association ou pas, elle comme moi, nous avons quand même fait une bonne action. Et puis merde, qu'est-ce que ça peut leur faire à ces gens ? A partir du moment où l'adoption est réfléchie, elle est forcément assumée. Les gens ne peuvent-ils donc pas se contenter d'un "Bienvenue à ton chaton, plein de bonheur, en espérant que la cohabitation se passera bien et bon rétablissement à lui" ? Faut croire que ça leur déboîterait la mâchoire (ou fracturerait les doigts).

Toujours cette même blogueuse qui a reçu des critiques quant à une photo qu'elle poste de son chaton assis sur des livres. Cette Céline a vivement critiqué le placement de produit et que le chaton était utilisé comme jouet. Mon Dieu, appelez la SPA ! Signalez un acte de maltraitance, vite ! N'importe quoi, franchement...

Tout comme cette blogueuse qui se plaint de petites futilités : écran d'iPhone brisé, soleil absent lors d'un shooting photo, livraison d'électroménager très en retard. J'ai lu son article. Elle a clairement dit que c'était des petits contraintes qui font que ce soir-là, elle n'avait pas la pêche (en même temps, y a de quoi. Quand ça ne veut pas bah ça ne veut pas). A aucun moment, elle a demandé à ses lecteurs de la plaindre, lui venir en aide, etc... Elle s'est dit humaine avec des hauts et bas et ce jour-là, elle souhaitait simplement raconter sa journée sans (et ça arrive à tout le monde !). Malgré tout, elle s'est encore pris des fions. C'est vrai, de quoi elle se plaint ? Elle bosse pour de grandes marques puis y a des gens qui se battent contre un cancer... Là encore, on mélange tout. J'ai même parfois subi des réflexions. Parce que je ne travaille pas, je n'ai pas le droit d'être fatiguée. C'est la meilleure... Parce que j'ai mal à la hanche, je n'ai pas à me plaindre, je peux encore marcher. Ou bien je ne suis pas grosse, pense aux obèses etc...

Quoi que tu es, fais, ressens, ce ne sera jamais bien, tu seras toujours critiqué. Que c'est triste ! Alors oui, on tient un blog, peu importe sa ligne éditoriale, et on prend le risque de recevoir des commentaires négatifs. Là n'est pas le problème. Mais il y a une manière de les recevoir et un certain degré pour les accepter. Pourquoi juger à tout bout de champ ? Quoiqu'on dise ou fasse, ce ne sera jamais bien.

Tout comme cette modèle photo qui s'est lancée sur Youtube et qui reçoit des commentaires très négatifs parce qu'elle a le malheur d'être complexée par une partie de son corps et qu'elle a des partenariats avec des marques de cosmétiques. Jalousie ? Je pense que c'est une grande partie la cause. Parce que tu es jolie et pose pour des photographes, tu dois te trouver parfaite dans le miroir et dans ton corps, ta tête. Si seulement ça pouvait marcher ainsi... Mais non, personne n'est parfait et ce n'est pas parce que ton corps est ton outil de travail, que tu es très souvent complimentée dans la rue ou sous tes photos que tu ne dois pas avoir des complexes. Quant aux produits cosmeto, elle ne va pas refuser pour vous faire plaisir. Elle a même été critiquée parce qu'elle soignait sa chevelure avec une marque que l'on trouve dans nos hypermarchés. Et vas-y que je te fasse la morale sur les tests sur les animaux, la composition absolument pas saine, le prix de chaque produit qui fluctue une enseigne qui vaut des milliards etc... Elle approche de la trentaine, c'est donc une grande personne qui a bien conscience de tout ça. Et elle fait ce qu'elle veut. Certes, on peut lui conseiller. Sauf que, malheureusement, ces commentaires minoritaires sont surtout des leçons de moral, des jugements plus qu'autre chose. Et je trouve ça bien regrettable...

Pour en revenir à mon changement d'alimentation, je n'ose même pas en parler, bien que ce soit mon blog et que j'y écris ce que je veux, parce que j'en arrive à un stade où j'ai peur de me faire lyncher par une minorité (fort heureusement !) de personnes qui ne seront jamais contentes de ton acte. Oui j'ai arrêté la viande. Oui, j'en ai consommé de nouveau l'an dernier. Oui, je continue de boire du lait de vache. A me maquiller/laver avec des produits testés sur les animaux et je porte des vêtements fabriqués par des enfants. Et j'ai fait le choix d'adopter un second chat non sevré via un site d'annonces alors que je ne travaille pas et ne perçois aucune aide de l'Etat, en vivant chez les parents de mon homme qui bosse comme intérimaire avec des contrats à la semaine. Je ne suis donc pas parfaite mais j'essaye à ma petite échelle d'améliorer mon quotidien. Je pense sincèrement que je pourrais en faire plus dans mon assiette et les cosmétiques mais je ne m'en sens pas capable aujourd'hui. Je fais par étape, à mon rythme et ma foi, j'en tire une petite fierté à chaque fois.

Donc sachez, minorité de donneurs de leçons, que je vous emmerde du plus profond de mon coeur.

J'aurais voulu être...


Dans le journal à compléter "Cinq ans de réflexions", en date du 1er février, on me demandait qui j'aurais aimé être. Si je dis tout mon contraire, je ne pense pas exagérer.

Comme vous le savez, j'ai beaucoup de mal à m'aimer. Si je me retrouve une qualité, elle sera vite oubliée ou balayée par un défaut. Que cela touche le physique ou le caractère.

J'aimerais tant être quelqu'un de forte. Certains me disent que je le suis mais ce n'est pas vrai. Je ne sais pas me relever. Mon passé me suit et au fil des événements, je m'enfonce un peu plus. J'ai toujours été celle qui donnait le bâton pour se faire taper. Je ne sais pas me battre. J'encaisse. Et ça s'accumule...

Qu'est-ce que je déteste d'être aussi fataliste !

Et ça va de pair avec le manque cruel de confiance en moi. Je ne sais pas ce que je vaux réellement puisque je me sous-estime. On dit croire en moi mais n'est-ce pas par amour et amitié, par politesse que l'on me dit ça ? Je pense que si...

J'aurais également aimé avoir l'esprit de famille. Mais lorsque tu nais dans une famille où règne l'hypocrisie, c'est compliqué...

Ne pas savoir faire quelque chose de mes mains, c'est un grand regret. Certes, il n'est jamais trop tard mais quoi ? Je ne sais pas dessiner, ni coudre, ni peindre, ni jouer d'un instrument. J'aurais aimé apprendre enfant. Donc oui, on va me dire que je fais de la photo, du jardinage mais il n'y a rien d'artistique, d'inné là-dedans. Je me débrouille, comme tout le monde.

Ma sensibilité est un défaut comme une qualité mais j'aimerais pouvoir mieux la gérer. Je suis une éponge à émotions qu'il n'est pas toujours facile à contrôler. Je suis vite affectée parfois pour des conneries. Un commentaire négatif d'une personne inconnue sur une photo Instagram, justifiée ou non, ça va me travailler. Car même si je ne suis pas en tort, je vais me remettre en question et comme je n'ai aucune confiance en moi, mon esprit arrive toujours par me rejeter la faute.

Bien entendu, j'aurais aimé être jolie (de mes propres yeux) ainsi que dans celui des autres. Être en harmonie avec mon corps. Pas forcément mince mais être heureuse dedans. D'avoir fait de belles études, celles que j'aurais choisies. Et être un peu plus chanceuse de manière générale. Non pas que je sois à plaindre, que je porte tous les malheurs du monde. Je ne pense absolument rien de tout ça mais des choses font que parfois, j'ai l'impression qu'on ne me fiche pas la paix...

Alors oui, dans tout ce que j'ai dit, je peux changer. Surtout sur l'absence de fibre artistique mais en aurais-je les capacités ?

Eh oui, on en revient toujours à ce manque de confiance. Le problème de tout.

L'histoire de ma vie.

Sans toi


Je ne suis pas possessive et pourtant, je ne peux me passer de toi. Si tu n'es pas là, je suis mal. Pas au point de pleurer, trembler, mais ton vide me fait quelque chose. Je ne me souviens plus du tout du jour où tu es apparue. Le coup de foudre ne fut pas immédiat mais force est de constater qu'avec le temps, la dépendance s'est bel et bien installée. Je me réveille avec toi chaque matin. Tu es toujours au rendez-vous, peu importe l'heure. On ne se parle pas, on ne se regarde pas. On ne partage rien mais il me faut ta présence. C'est totalement con, je le reconnais. Peut-être est-ce dû à l'habitude, te sentir frôler ma joue, t'entendre glisser contre le bord de la tasse, je ne sais pas vraiment mais quoiqu'il en soit : si je n'ai pas une cuillère dans ma tasse, ça ne le fait pas.

Je viens de le dire : c'est totalement con. Il me faut une cuillère. Pour remuer, pour jouer avec le liquide le temps que je lis ou regarde quelque chose. Je me sens vide (j'adore l'exagération employée) si je n'ai pas ma cuillère dans la tasse. Peu importe la cuillère, il m'en faut une. Il faut toujours que je touille donc forcément, je ne vais pas y aller avec le doigt ou un crayon.