L'amour n'est pas


A toi qui fus effarée d’apprendre il y a quelques années que Fred et moi ne fêtions pas la Saint Valentin. A toi qui as jugé notre couple en répondant « C’est que vous ne vous aimez pas », j’ai envie de te demander : Où es-tu ?

Parce que sauf retournement de situation, ton couple a explosé. Malgré que vous fêtiez la St Valentin chaque année. Ou plutôt, tu l'imposais...

Je ne m’excuserai pas d’en rire parce que bon, c’est quand même ballot ce qui t’arrive et ce que tu prônais.

J’espère que tu en tireras des leçons de l’absurdité de tes propos. Que tu aimes et fêtes la St Valentin, je respecte. Mais que tu juges l’amour de ceux qui se fichent de cette date/tradition, tu as la preuve depuis quelques semaines (mois ?) que rien est acquis. Pas avec une date. Pas avec un cadeau. Il en faut bien plus pour qu’un couple dure. Pour que l’amour ne s’éteigne pas. N’oublie pas ça.

Les culottes menstruelles


Comme de nombreuses femmes menstruées, je ne suis pas insensible à la controverse des moyens proposés pour notre confort intime.

Lors de mes premières règles à l’âge de 12 ans, ma mère m’a fait utiliser des serviettes hygiéniques sans même me proposer les différentes options qui s’offraient à moi. Pour elle, c’était «J’utilise ça donc tu utiliseras ça». Ce fut l’horreur durant de nombreuses années. J’ai connu la honte à plusieurs reprises : le lit taché des dizaines de fois à cause d’un sommeil agité.

La honte également lors de mes années lycées où là aussi, j’ai déjà eu droit à l’entre-jambes taché. Et quand tu es demi-pensionnaire, en été sans pull à accrocher à la taille sans copine ni infirmière compatissante, croyez-moi, les journées étaient très longues !

Il aura fallu que je quitte la maison familiale pour quitter également les serviettes hygiéniques. Et là, le bonheur. Et quel bonheur ! Je n’ai jamais rencontré aucun accident durant près de 20 ans. Je fus de suite à l’aise avec les tampons. Quelle idiote de ne pas l’avoir réclamé plus tôt ! Bonjour les sorties et dodo apaisées, adieu les accidents nocturnes et hontes diurnes.

Depuis quelques années, on parle de la nocivité des tampons (à voir ici). Et forcément, ça m’interpelle mais je ne me voyais vraiment pas retourner aux serviettes. Je me suis intéressée à la cup (ici) mais je ne me sens pas à l’aise avec. Sans oublier qu’elle ne va pas à tout le monde. Et je ne me vois acheter, essayer pour finalement la jeter. Certes, c’est quoi 20€ dans une vie ? Pour sa santé ? Mais quand même... Je n’aime pas le gâchis donc j’ai oublié l’idée. J’ai alors continué mes habitudes «Tampax» avec de plus en plus cette crainte d’infection. Jusqu’à ce que je tombe sur le vlog de Coline sur les culottes Thinxs (ici). J’ai lu plein d’articles et d’avis. Mais 30€ la culotte quand même... Sachant qu’une seule n’est pas suffisante pour une semaine.

Bref, un sacré budget.

Mais cette idée de culottes ne me quittait pas. Jusqu’au jour où j’ai pris conscience que j’avais de plus en plus de mal à me procurer des tampons dans l’Intermarché à 250m de chez moi. Et faire 20km rien que pour ça, faut pas déconner. L’occasion était toute trouvée : acheter des culottes Thinxs.

J’en ai acheté trois. Qui étaient en promo ce moment-là. J’ai même utilisé un code déniché sur le net qui me permettait de profiter d’une réduction de 10%.

J’en ai eu pour 68€, tout compris. Sans oublier les 28€32 que j’ai dû verser à La Poste pour cause de frais de douane (oui, j’ai perdu à la roulette russe. C’est le jeu). Manquerait plus qu’elles ne m’aillent pas et je me faisais ligaturer les trompes !

J’ai choisi les culottes en noir et en taille M. J’ai lu ici et là qu’elles avaient tendance à tailler grand. Et ma foi, j’ai bien fait car elles me vont nickel !

J’ai donc pris une sport, un string et une hiphugger. Je ne vous ferai pas un topo sur leur matière, plein de blogs en parlent très bien ainsi que le site lui-même.

J’ai donc pu utiliser ces culottes ces deux derniers mois et je peux déjà vous donner une première impression.

Point plus que positif : quel bonheur (j’exagère peut-être un peu) de passer quelques jours sans crainte de choper une merde de part la composition du produit comme du choc.

L’effet « ça coule », je ne l’avais plus vécu depuis les années lycée et donc, ça m’a fait bizarre (peut-être là aussi sur le fait que ça m’a rappelé de mauvais souvenirs).

Mais aucun accident à déplorer ! J’ai voulu tester sans tampon en plus (y a des nanas qui en portaient en plus de la culotte mais du coup, elles ne peuvent pas vraiment évaluer le style et la durée de la culotte à porter. Sans oublier que continuer à mettre des tampons (ou cup), ça n’efface pas le risque de choc machin chouette).

J’ai tout de même passé une nuit compliquée (la seule où mes règles sont abondantes) de crainte de trop bouger et donc, en mettre partout (si vous me lisez durant votre pause déjeuner, bon appétit). Mais surprise au réveil de voir que tout s’est bien passé même si c’était limite...

Et en plus, aucune odeur !

Concernant le nettoyage des culottes, il faut les rincer à l’eau froide pour enlever le plus gros du sang et ensuite, à la machine à 30° sans assouplissant. Personnellement je les lave deux à trois fois à la main dans une eau à 35° avec quelques copeaux de savon de Marseille (acheté chez Biocop), je les rince abondamment et les fais ensuite sécher près du radiateur.

Mon seul regret est qu’il me manque une seconde culotte «Sport». J’attends qu’il y ait de nouveau une promo pour en racheter une et espérer, cette fois-ci, éviter les frais de douane.

Mais vous l’aurez compris : je suis très satisfaite de cet achat qui demande un sacré budget mais qui sera vite rentabilisé et surtout, se soucie de notre santé intime.

Je vous ferai un bilan d’ici un an afin de confirmer ou non mon enthousiasme sur les culottes Thinx. Je pense surtout au niveau du tissu. Sera-t-il toujours aussi ferme ? Costaud ? Y a plus qu’à attendre...

Et vous les filles, tentées ? En avez-vous déjà entendu parler ?

Premières brèves de 2018


C'est quand qu'il arrive, l'hiver ? Non parce que là, avec des températures douces et de la pluie, encore et encore, on ne peut pas dire que l’on soit sorti de l’automne. Pour preuve, ça bourgeonne déjà au jardin. Une bonne gelée dessus et ça craindra, une fois encore, pour le printemps.

Avec cette météo maussade, j’ai échappé au bluemonday et je suis surprise de ne pas avoir déprimé plus que ça. Y a de quoi pourtant ! Je me surprends également à être plus zen, à plus laisser couler les choses, me décentrer des futilités etc... Et ça fait du bien de lâcher prise !

Depuis les fêtes, Fred et moi nous promenons chaque dimanche (ou samedi, suivant la météo et la chasse). Fred a toujours des courbatures le lendemain. Les 10/12km que l’on fait en forêt à un rythme soutenu ne me font pas peur. Mais beaucoup de bien !

Mes soucis de santé stagnent. Un petit nouveau s’est invité dernièrement mais il se fait discret depuis... A croire que la vie s’est dite "La nana n’a JAMAIS été malade durant 35 ans, hormis un léger rhume une année sur deux, on va un peu lui donner quelques trucs pour pimenter sa vie". Merci !

Truc de filles maintenant : Après 2/3 mois d'obsession capillaire, je me suis enfin décidée à me faire un henné. Ca ne m'était plus arrivé depuis 6/7 ans et c’était du noir. A défaut de changer de coupe, je souhaite donner un petit coup de punch à ma couleur. Rassurez-vous, tout va bien avec Fred (vu qu’il est connu que lors d’une rupture, la femme se rend souvent chez le coiffeur).

En parlant de Fred, il se retrouve au chômage ce mois-ci, le lendemain de son anniversaire (merci du cadeau). Il n’est pas renouvelé au bout de ses 18 mois. D’un côté, t’as la boîte qui réclame sans cesse des intérimaires (qu'elle n'arrive pas à garder) car ça manque de mains d’œuvre/d’expérience et ça dit au revoir au seul intérimaire compétent à qui on ne reproche rien (sur la trentaine qui a défilé durant cette année et demi). Mais ça arrange Fred car être payé 1200€ pour un 2/8 à 40km d’ici sans aucune possibilité d’évolution dans une entreprise qui a tendance à couler la boîte plutôt que de la sortir de l’eau, non merci.

Du coup, ça nous mène au challenge que l’on a envie de relever (celui-ci). Malgré l’année chômage/impôts de cette année 2018, si on arrive à tenir, ne serait-ce que la moitié, pourquoi pas ne pas envisager un week-end l’an prochain en Belgique, chez les Chtis, à Paris et/ou en Suisse ? Nous n’y sommes pas encore... Dans tous les cas, l’argent ne sera jamais perdu.

Qui dit semaines pluvieuses dit beaucoup de lecture. Je suis passée chez Noz et je me suis retrouvée avec une quinzaine de livres (oui, la nana qui s’offre une liseuse pour faire de la place mais qui se retrouve avec une pile de livres, c’est bien moi). J’ai lu d’une traite des témoignages (souvenez-vous que j’ai une préférence pour les histoires vraies et qui font pleurer tant qu’à faire) :

*Nos étoiles ont filés : Un couple de trentenaires qui perd ses deux petites filles dans l’incendie de la maison de leur grands-parents maternels la nuit où les parents devaient venir les reprendre. Je ne connaissais pas la mère qui a œuvré durant les matinales de France 2. Ce qui, en soi, ne change absolument en rien à la douleur qu’elle a vécu avec son mari. Leur deuil a été écrit sous forme de lettres qu’elle adresse à leurs deux petites filles décédées. On plonge direct dans le drame mais il n’y a rien de pathos par la suite. Cette histoire m’a rappelé celle vécu par une ancienne candidate de Top Chef (ou Masterchef ?).
*Une larme m’a sauvé : Un livre qui était dans ma liste de lecture depuis quelques mois. Et ma foi, je l’ai fermé avec une certaine déception. Je m’attendais à ce que cette larme arrive au moins dans la seconde partie du livre. Au final, elle débarque assez rapidement et tout le reste de la lecture est basé sur la rééducation. Je m’attendais à une famille qui se batte avec le corps médical pour continuer les soins, qu’ils trouvent ce que cette femme a, une famille qui se déchire, où l’arrêt des machines devient le centre de ce livre jusqu’à cette fameuse larme. Mais non, rien de tout ça. Ceci dit, ça n’enlève en rien au vécu de cette femme. Elle revient de loin.
*Le courage d’une mère : Là aussi un livre que je convoitais depuis un moment. Surtout depuis la diffusion du film « Après moi le bonheur » dont Alexandra Lamy tient magnifiquement le rôle. Cette mère, c’est Marie-Laure Picat. Mariée à un homme totalement démissionnaire de son rôle de mari mais surtout, de père de leur 4 jeunes enfants, Marie-Laure découvre son cancer. Un cancer qui résistera aux traitements. Dès lors, elle va se battre durant les quelques mois qui lui reste à vivre pour que ses 4 enfants ne soient pas séparés après sa mort. Pas aussi simple puisqu’une famille d’accueil ne peut pas prendre en charge plus de 3 enfants mais surtout, c’est au juge des enfants qui décide où ils seront placés. Marie-Laure se battra jusqu’au bout pour que la loi change et que cette famille d’accueil qui habite à 1km de chez elle, « adopte » ses 4 enfants jusqu’à leur majorité. Histoire touchante mais ô combien plus triste et injuste (je vous invite à prendre des nouvelles de ses enfants sur google histoire de ne pas spoiler). J’ai vraiment eu mal au cœur pour cette mère. L’administration a vraiment été dégueulasse.

Et pour résumer : les chats vont bien même si Iago refuse de sortir depuis quelques semaines. Il sort quelques minutes pour faire ses besoins et puis, il rentre. Comportement normal me direz-vous mais lorsqu'on connait Iago, toujours dehors peu importe le temps, on se demande si quelque chose ne le perturbe pas à l'extérieur... J’ai déjà arrêté de jouer à Caesar (architecte, ce n'est pas un métier que l'on peut exercer sans connaissances), je me refais l’intégrale de Dawson (quand j’entends les musiques, je prends un sacré coup de vieux) et je l’ai joué freestyle sur la bannière du blog mais j'aime son rendu final ^^

Rire, est-ce cautionner ?


... sur les noirs, les petits, les beaux, les juifs, les grands, les asiatiques, les intellectuels, les rappeurs, les moches, les nains, les politiciens, les machos, les catholiques, les sportifs, les handicapés, les blancs, les arabes, les homosexuels, les chauves, les frontistes, les pédophiles, les xénophobes, Charlie Hebdo, les homophobes, les myopes, les malheureux, les blondes, les asexués, les hommes, les phobies, les femmes, les enfants, les sourds, les fétichistes, les malades mentaux, les femmes battues, les blagues, les gamelles, les parents, les maladies, les tweets, les cheveux sur la langue, la musique classique, les roux, les transgenres, les parisiens, les obèses, les footeux, etc...

Je ne sais pas s'il existe une fin tellement il y a de quoi lister.

Je reconnais tout de même que j'ai un peu de mal avec certains humoristes qui ont un humour vulgaire (Bigard) et noir (Ferrari). Vais-je pour autant militer contre l'arrêt de ce genre d'humour ? Mettre fin à leur carrière ? Dois-je monter au créneau face à leur public qui rigole à des blagues que je ne trouve absolument pas drôles ? Boycotter leur spectacle ?

Si je ris sur des blagues de blonde, dois-je être perçue comme une nana qui rabaisse les femmes, surtout blondes ? Si je ris d'un tweet faisant référence à une polémique sur un black face, dois-je être considérée comme une raciste ? Comme une personne qui contribue à banaliser le racisme ? Dois-je m'attendre à ce que des associations comme Le refuge me condamne pour homophobie parce que je ris aux sketchs, aux postures, à la voix de Jarry ? Dois-je être traitée de sexiste parce que je regarde Miss France ?

Libre à vous de me juger de raciste, homophobe, méprisante, intolérante, irrespectueuse, et j'en passe. Je choque, je sais. Depuis quelques mois, la liberté d'expression n'est plus. On ne peut plus rien dire sans qu'une polémique voit le jour chaque semaine. C'est devenu quotidien pour la moindre parole, le moindre geste, la moindre photo.

Je milite pour rien ni personne. Parce que si je devais m'y mettre, je ne ferais que ça ! Ca voudrait dire que je devrais militer contre le Front National, les homophobes, les pervers, les carnivores, les humoristes, les télé-réalités, la haute-couture, les lisseurs/boucleurs, les cons, les terroristes, les fonds de teint, les abattoirs, les pesticides, le made in China, l'huile de palme, les animaux domestiques en cage, les pédophiles, la maltraitance (là encore, j'arrête car ma liste ferait des kilomètres).

Soit, ne parlons plus. Mais comme dit Pagny : "Vous n'aurez pas ma liberté de penser". Vous n'aurez pas non plus ma liberté de rire sur tout, n'importe qui, n'importe quoi mais également de moi-même.

Ne mélangeons pas tout. Certains diront que je suis dans l'ignorance, l'indifférence, le mépris, la normalisation, que je sors cette excuse pour me protéger des haters/polémistes/militaristes etc... Je vous répondrai que je me fous de ce que vous jugerez de moi. Je sais ce que je suis, je connais mes valeurs. Je connais mes convictions. J'admire ceux qui militent, je les respecte, les soutiens. Mais...

Rire ne veut pas dire cautionner
Rire ne veut pas non plus dire se moquer

Et ça serait bien que certains assimilent ça.

PS : Au départ, je voulais désactiver les commentaires mais je déteste la censure. Tout ce que je publie ici est réfléchi et assumé. Je n'ai jamais censuré jusqu'à présent sur ce blog et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer, surtout sur un sujet où je parle de la liberté d'expression ou plutôt de la liberté de rire à des sketchs, des blagues même douteuses, mêmes noires, même sexistes. Je sais que l'on va me tomber dessus, que l'on ne va pas me louper. Mais je sais aussi que je ne répondrai pas à vos commentaires. J'ai tout dit dans cet article. Je ne vois pas ce que je pourrais vous dire/répondre de plus sans que ça alimente encore et encore des polémiques qui n'ont pas lieu d'être dans cet article.