Tendance


Je ne suis pas la tendance. Que ce soit en mode, maquillage, coiffure, déco, je n'ai jamais surfé là-dessus. C'est tellement éphémère que je n'en vois pas l'intérêt.

Je ne me suis pas lancée dans le végétarisme parce que la prise de conscience se fait de plus en plus depuis quelques années. Non, je m'y suis lancée par choix. Pour preuve, depuis l'an dernier, on ne parle que de gluten et c'est une manière de consommer qui ne me concerne pas. Je n'ai pas besoin de ce genre d'alimentation et donc, je ne vais pas m'y lancer pour autant...

Il en est de même pour la mode. Cette année, c'est le top Bardot (haut à épaules dénudées). L'an dernier, c'était le jaune et ou la marinière, je ne sais plus. De toute façon, il y a toujours 50 000 tendances par an. Sans parler des cheveux couleur licorne, des sandales type "ballerine", du dernier roman qui cartonne, du film en tête du box office et j'en passe. Un peu comme le hand spiner : on voit ça partout et d'ici quelques semaines, aux oubliettes !

Je suis une très mauvaise acheteuse/consommatrice. Ce n'est pas vers moi qu'il faut se tourner pour me faire tester un produit. Je ne suis pas ce genre de personnes qui va se ruer sur internet ou en magasin pour acheter le dernier vêtement tendance, le dernier maquillage, me faire la coiffure du moment et j'en passe. Car je sais que justement, peu importe la tendance, ça va passer...

Tu veux connaître la seule tendance que j'ai suivi ? La fameuse plante verte Pilea qui fait fureur sur Instagram. Oui, rien que ça...

Depuis peu, le minimalisme est devenu tendance. Là, tu vois, je n'ai pas attendu qu'on en parle pour que je le sois : minimaliste.

Je n'ai jamais été bibelots et stockage. Exposer 50 000 trucs sur une étagère n'est vraiment pas mon truc. Je n'aime pas le côté chargé et puis, ça ne facilite pas le ménage. Tout comme je ne suis pas du style à garder, juste au cas où...

Moins il y en a et mieux je me porte. Stocker des objets ou vêtements dans un coin, ça prend beaucoup de place, ça perd de la valeur et il y a de fortes chances que ça finisse dans l'oubli ou jeté.

Je ne suis pas une femme à gadgets. Les gants de vaisselle rose à ourlet fleuri, les outils de jardinage rose, la lampe ananas, le bibelot flamand rose, les 50 000 coussins sur le lit, le tissage mural, le macramé et j'en passe... Oui, pourquoi pas... Je ne dis pas que c'est moche ou que je n'aime pas mais ce n'est définitivement pas pour moi. Car une fois de plus, c'est éphémère...

Je décore utile, j'achète utile. Je suis complètement à côté de la plaque niveau tendance mais franchement, tant que je me sens bien dans ma chambre, dans mes vêtements et que c'est bon dans mon assiette, j'ai envie de dire que c'est le principal.

Comme une enfant


- J'aime les anciens Disney
- J'ai mon petit St Nicolas tous les 06 décembre
- Tout comme mon calendrier de l'avent Kinder
- J'écris avec des feutres
- Je gagate devant les animaux
- Je trempe toujours mon doigt dans la pâte à crêpes
- Je m'essuie la joue lorsqu'un bisou est baveux
- Je pique des fraises en cachette
- Je rigole avant même de raconter une histoire
- Ma peluche n'est jamais très loin

Entière


Je suis une personne entière qui ne fait jamais dans la demie mesure. Et c'est chiant. Parce que je ne considère pas ce point de ma personnalité comme une qualité ni comme un défaut. Même si, je le reconnais, ça me désavantage plus souvent qu'autre chose.

Je suis entière. Ma confiance, je la donne à 100% mais si on joue avec, elle perdra des points sans jamais plus atteindre sa totalité. C'est dur à encaisser, de vivre avec au quotidien. Je suis définitivement blessée. Car je n'oublierai jamais. Je ne le ferai jamais payer. Je ne suis pas du tout dans cette optique. Mais dès que le mal est fait, ma confiance est égratignée et aucun mot ni acte ne pourra récupérer des points. Ou alors, quelques uns mais jamais tous...

Je suis entière en amour comme en amitié. Et cette dernière, on ne peut pas dire qu'elle m'ait gâtée. Non pas que je donne ma confiance à tout bout de champ ni à n'importe qui mais les choses font que... Je n'ai plus confiance aux gens. J'ai du mal. Ça a forcément un impact sur mes relations. Réelles comme virtuelles. Je peine cruellement à garder le rythme...

Je suis entière tout comme j'exige que les discussions le soient. Dès qu'il y a un début, il faut forcément une fin. Et là, je ne lâche pas l'affaire tant que j'en ai les moyens. Mais certaines personnes refusent de répondre à mes pourquoi et là encore, j'ai du mal à vivre avec, avancer. Si je suis une personne qui va à la discussion, il faut qu'il en soit de même en retour. Mais j'ai du mal à assimiler que tout le monde ne fonctionne pas ainsi.

Je suis entière et ça me joue beaucoup de mauvais tours...

Ma façon de manger


J'ai beaucoup hésité à publier ce billet. Parce que j'ai regardé des vidéos et lu des articles de blogueuses à ce sujet et lorsque je vois les commentaires qui ont été publiés, ça donne franchement envie de garder son choix pour soi. Tu manges de la viande ? Tu t'en prends plein la gueule parce que c'est honteux de manger des pauvres bêtes innocentes qui vivent en plus dans des conditions déplorables. Tu te dis vegan et on va crier au complot du sponsoring parce que tu veux faire découvrir des produits de cette gamme. Tu ne manges plus de viande, on va te dire que tu tues la filière agricole. Tu ne manges pas de viande par respect pour les animaux mais tu portes de cuir ainsi que des vêtements confectionnés par des enfants... C'est malheureux ce lynchage sur la manière que tu as choisi de vivre ta vie... Fort heureusement, c'est une minorité mais cette violence verbale, ces leçons de morale, c'est bien triste.

Donc étant pour l'échange et la non-censure, je ne vais pas désactiver les commentaires pour cet article. Je vais aller droit au but si certains pro-vegan/agriculteurs et autres à l'esprit étroit viendraient ici, les mêmes que j'ai pu voir sous certaines vidéo/articles : Je n'en ai absolument rien à foutre de ce qu'il se trouve dans votre assiette. Vous faites ce que vous voulez. Je ne vous juge(rai) pas. Je suis là pour respecter le choix de chacun. Je n'ai aucun but à vous liguer à une quelconque cause dans la manière de manger, de vous maquiller, vous habiller. Je ne parle que de mes envies, de mes choix. Si vous voulez manger de la viande, qu'elle vienne d'un fermier ou de l'industrie, c'est votre choix. Que vous mangiez des oeufs de poules élevées en cage ou nourries à l'air libre de manière saine, c'est votre choix. Si vous portez des vêtements confectionnés par des gosses dans des matières toxiques ou que vous ne vous habillez qu'avec des produits nobles, écologiques, éthiques, c'est votre choix. Si malgré tout ça, vous ne respectez pas mes choix, mes ressentis ainsi que ceux des autres personnes qui commenteront mon article, libre à vous de laisser un commentaire mais je n'y donnerai pas suite. Le débat, oui. Le lynchage, non.

Voilà. Maintenant que les choses sont dites, je peux me lancer :

Début 2015, j'ai décidé d'arrêter de consommer de la viande. Je ne peux plus vous renvoyer à l'article puisque j'ai fait du ménage sur le blog mais j'expliquais le pourquoi du comment de cette décision. Je vais donc tâcher de vous en faire un petit résumé.

Je n'ai jamais été une grande consommatrice de viande. J'en mangeais sans vraiment prendre de plaisir. Les légumes verts ne me font pas peur ainsi que les féculents. C'est durant la crise porcine que je me suis faite cette réflexion : Et si j'arrêtais de manger de la viande ? C'est vrai, pourquoi ne le ferais-je pas ? Je peux m'en passer car je ne cours pas après son odeur, sa texture, son goût. Et surtout, j'aime les animaux. Je me suis trouvée très hypocrite de manger du blanc de poulet (sans me renseigner sur sa condition de vie) tout en faisant des papouilles à mes chats et oser dire que j'aime les animaux. Je m'en suis voulue d'avoir agit de la sorte depuis toutes ces années.

A partir du moment où j'ai pris cette décision, la viande, c'était terminé pour moi. Et franchement, ça s'est fait les doigts dans le nez. Pourtant, je vis avec un carnivore (mais ce n'est pas parce que j'ai fait un choix que je dois le pousser à faire le même et pire, ne pas respecter le sien). Il a sa viande au quotidien et moi, je mange différemment. Je n'ai ressenti aucune frustration. Je m'en suis juste un peu voulu de ne pas l'avoir fait plus tôt. Mais vaut mieux tard que jamais et je suis contente de l'avoir fait.

Dans cet article, j'avais précisé que je ne me sentais pas végétarienne à 100% pour la simple et bonne raison que durant les fêtes de fin d'année, je ne peux pas me passer de foie gras et d'escargots. Mais comme ça n'arrive qu'une fois par an, j'estime que ce n'est pas trop grave.

Une année est passée et j'en avais fait un bilan très positif. Comme dit plus haut, je n'ai ressenti aucun manque, aucune frustration, aucune remarque négative de mes proches et aucune carence. Et du côté financier, ça ne s'est pas vu puisque j'ai remplacé la viande par des produits végétaux (qui sont chers mais je ne trouve pas tous les produits nécessaires pour faire maison).

Sauf que, durant l'année 2016, j'ai un peu fait n'importe quoi. J'ai oublié mes bonnes habitudes. On fait un barbec' ? Ok, pas envie de m'embêter, je vais manger la même chose que tout le monde : steak haché Charal surgelé (oui, même pas un vrai steak du boucher, la honte). Je cuisine une quiche ? Pas grave si je mange les allumettes de bacon. Tiens, y a du blanc de poulet en promo, je vais faire ça ce soir avec une petite salade.

Bref, j'ai remangé de la viande industrielle. Ce qui n'est pas dramatique. Non, le drame, c'est que je n'en réclamais pas. Et ça, ça ne passe pas. Je culpabilise parce que je me suis perdue dans mon alimentation. Enfin, perdue, je suis devenue une feignasse de la cuisine et que j'allais à la facilité. J'ai eu ma période où j'en avais un peu marre de cuisiner deux plats différents.

Mais ça, c'était avant. Je me suis vite reprise en mains. Je suis de nouveau contente de ne plus manger de viande. Et comme pour la première fois, je n'ai ressenti aucune frustration. Lorraine oblige, je fais souvent de la quiche. N'ayant jamais trouvé d'alternative aux allumettes de bacon (j'ai dû mal cuisiner le tofu car je n'en garde pas un bon souvenir), je cuisine la quiche en deux parts : un côté avec bacon et l'autre, sans. Si je fais des pâtes à la bolognaise, je rajouterai la viande à la fin, après m'être servie ma part.

Depuis deux ans, je consomme uniquement des oeufs du coin. Je regrette juste qu'ils ne soient pas bio mais je préfère encore acheter auprès de ce petit couple qui fait les marchés plutôt que d'acheter des oeufs venant de grands industriels. J'ai également revu ma consommation de lait. J'en buvais presque un litre par jour. J'ai maintenant réduit de moitié (la ricoré qu'à l'eau, c'est quand même dégueulasse). Je fais ma grosse tasse de café le matin et parfois à 16h. C'est mon truc à moi pour remplacer la barre de céréales ou la pomme. J'adore le lait. Et encore, je me suis calmée parce que je ne mange plus de céréales et je fais moins de desserts. Je me suis renseignée sur le lait végétal mais vu que j'en bois beaucoup, lorsque je vois les tarifs, j'ai juste envie de pleurer. Un litre de lait végétal revient presque à 6 litres de lait de vache de la marque distributeur... Alors j'ai tout bonnement décidé de réduire ma consommation. Mais le laitage, ce n'est pas comme la viande : je n'en ai ni l'envie ni le courage de l'arrêter.

Je regarde beaucoup les vidéos de Coline (elle fait partie de ces personnes qui se font parfois massacrer en commentaires) et je la remercie car elle m'ouvre les yeux sur pas mal de choses. Je rêve de devenir comme elle. Je débute, je vais à mon rythme, avec mes moyens. Personne n'est parfait, même avec toutes les volontés du monde, personne ne peut l'être. Mais faire des efforts, c'est déjà un bon début. Quoi qu'on mange, on sera critiqué. Ce ne sera jamais bien, jamais assez. On ne retiendra que le négatif plutôt que de saluer les changements sur notre quotidien, nos habitudes.

Peut-être qu'un jour, je ne mangerai plus d'escargots, de foie gras, d'oeufs, que je bannirai entièrement le laitage. Ou peut-être pas... L'important, c'est de suivre mes envies, mes convictions. Je regrette seulement que ceux qui prônent la tolérance, ne le soient pas avec les autres qui ont le malheur de ne pas faire comme eux, à leur niveau, à leur manière. Nous sommes libres de gérer nos vies. Avec ou sans viande, avec ou sans pesticides, avec ou sans tests sur les animaux etc...