Tu ne me manques plus


Il y a quelques jours, j'ai eu de tes nouvelles sans en demander. Tu es toujours vivant. Bien que ton âme se soit envolée depuis longtemps.

Tu es dans un lit d'hôpital. Je n'ai pas souhaité en savoir plus. Je t'avoue que l'idée de te rendre visite m'a traversé l'esprit. Ou juste discuter avec le responsable. Mais mon âme à moi est tellement brisée, tellement fragile qu'il me faut la préserver au mieux.

Tu es donc vivant. Ca m'a fait mal au cœur de l'apprendre. Tu n'es toujours pas libéré de cette merde qui te ronge de l'intérieur depuis maintenant 9 ans. Mais on sait tous les deux que ça date d'il y a bien plus que ça...

A chacun de mes réveils, je consulte la rubrique nécrologique du journal. Je suis curieuse de savoir quand, comment et par qui je vais apprendre la nouvelle. Je sais que je ne serai pas préparée à l'annonce bien que je me persuade du contraire.

Je joue d'égoïsme. Je l'assume. J'emmerde les gens qui ne comprennent pas et ne cautionnent pas mon choix. J'ai mon âme à protéger. Du mieux que je peux. Mais il est toujours plus facile de critiquer ce que l'on voit à la surface sans prendre le temps ni la peine de creuser un peu...

Alors je n'irai pas te voir. Je t'ai imaginé durant quelques secondes sur ton lit d'hôpital et les différentes raisons. Je n'ai vraiment pas besoin de ça. Pour une fois, je pense ne pas être dans l'exagération en disant que je ne m'en remettrais pas. Vraiment.

Il y a quelques jours, Facebook m'a rappelé un souvenir posté de toi. Une photo d'Instagram où je floutais ton regard. Tu rigolais. Il y a quelques jours, j'ai reposté cette photo en la légendant ainsi :

"Tu ne me manques plus. J'ai fait un gros travail là-dessus. Mais ça ne m'empêche pas de toujours penser à toi".

Ce travail ne fut pas facile. J'ai dû apprendre à ne pas culpabiliser de ce que je faisais. Une fois de plus, j'ai préféré penser à moi mais surtout, à mon âme brisée que je rafistole encore et toujours, avec maladresse. J'ai parfois peur de manquer de fil mais Fred est là. Cet homme que tu aurais tant adoré si la vie l'avait voulu. Cet homme qui prend soin de ta fille, sache-le, n'en doute pas...

J'illustre cet article avec une photo de toi non floutée. Que les gens voient les beaux yeux que tu as. J'ai beau ne pas aimer mon visage car j'ai des traits de certaines personnes dont je me passerais volontiers mais mes yeux, tes yeux, ceux de Pépère Jean, je les aime. Pas que par leur couleur ni par leur forme mais parce qu'à travers eux, je vous vois. Si je voulais t'oublier, je ne le pourrais même pas...

Nous sommes tous les deux absents. Chacun à notre façon mais je ne doute pas que dans ton cœur de Papa, j'ai été ou suis ce que tu as été, est et sera dans mon cœur de fille.

Apprendre de ses erreurs


Je ne sais pas qui l'a décidé mais il faut croire que cet apprentissage n'est clairement pas fait pour moi.

J'ai beau consommé mon 35ème printemps, je trouve encore et toujours le moyen de faire les mêmes erreurs.

Faut vraiment être conne. Vous pouvez le dire. Je n'en pense pas moins !

Non parce que tu fais une erreur, c'est normal. Une seconde fois la même, à la rigueur. Une troisième fois, t'abuses. Mais au-delà, je ne vois pas comment l'expliquer autrement.

Je suis une femme naïve et bonne poire. L'un allant rarement sans l'autre.

Certains diront que c'est beau d'être ainsi. Enfin, je parle surtout de la naïveté. Ça rend la personne sincère, humaine, authentique. Mais si tu dépasses un certain seuil, cette qualité devient vite un défaut.

Et chez moi, il n'est pas que petit, ce défaut.

Je suis d'une naïveté incroyable. J'aurai beau me mettre en garde, me rappeler des erreurs faites dans le passé, eh bah non, je retomberai encore et toujours dedans, les deux pieds joints.

Je suis une bonne poire qui veut toujours faire bien. Avant tout pour faire plaisir. Car si ça fait plaisir, ça me fera automatiquement plaisir. Ensuite, parce que j'ai certainement besoin d'être rassurée. Je ne cours pas après les compliments. Ils me mettent mal à l'aise et j'y crois toujours qu'à moitié. Au quart plutôt. Non, lorsque je fais quelque chose pour quelqu'un, c'est aussi et surtout pour me prouver quelque chose à moi-même.

Si j'offre un présent, il aura été réfléchi et qu'il me plait. J'imagine encore plus qu'il puisse plaire. J'attends un simple merci. Jamais rien de plus en retour. Je ne suis pas ainsi. Je n'achète pas les gens...

En amitié, c'est une autre histoire. Si vous êtes fidèles au blog depuis ses débuts, vous savez que j'ai un gros problème avec les relations. Il n'y a que dans ce domaine où j'évite de tenter une nouvelle approche. Preuve que je me suis bien ramassée par le passé. Je ne fais plus jamais le premier pas, c'est toujours aux autres de s'y coller. Non pas que j'aime me faire désirer mais c'est ma manière à moi de ne pas "trop" m'attacher. Je ne veux plus revivre ces trahisons/déceptions qui me marqueront sans doute à vie.

Je suis cette femme qui prend plaisir à faire plaisir. Heureusement que Fred est là pour me freiner (d'autant plus que c'est lui qui paye tout à chaque fois, pour des personnes qu'il ne connaît pas du tout) (une bonne poire avec une bonne poire, ça ne pouvait que fonctionner).

Bref, j'aime faire plaisir. C'est en quelque sorte me rappeler que je suis quelqu'un de bien. J'en fais parfois de trop. Souvent envers les mauvaises personnes. J'en ai une fois de plus fait l'amère expérience dernièrement avec une proche...

Quand je vous dis que je suis une bonne poire...

Irrégulière


Depuis mon retour sur la blogosphère en début d'année, je me suis fixée une publication deux fois par semaine : le lundi et le jeudi. Sauf durant les jours fériés et cette année, on a été gâtés.

Mais arriva ce qui devait arriver : l'inspiration part en vacances. Elle s'est fait la malle plus tôt que prévu... Bon, en même temps, c'était prévisible : mes douleurs cervicales ne m'aident pas à rester devant un écran. Et mes premières séances de kiné n'ont rien arrangé... Du coup, j'ai fini par délaisser le blog, vos blogs. Je n'ai pas ouvert un livre depuis plus de deux mois car là aussi, ce n'est pas agréable à gérer.

La semaine dernière , pas d'article. J'ai réussi à honorer celui du jeudi. Mais je pense que ça va être ainsi durant les semaines voire mois à venir. J'ai toujours été organisée dans mes publications. A la création du blog (il y a bientôt dix ans !), chaque jour avait son thème. Oui, je publiais au quotidien et ce fut ainsi durant très longtemps. Mais pour une fois, j'ai envie de publier de façon irrégulière au grès de mes inspirations. Je ne parle pas d'envie car elle est toujours présente. Mais si je n'ai rien à dire, l'envie seule ne suffit pas.

A partir d'aujourd'hui donc, ce sera la surprise concernant les prochaines publications. Ainsi, je me détache de cette angoisse du "Qu'est-ce que je vais bien pouvoir publier lundi/jeudi ?". Ce sera donc la surprise. Je l'espère aussi pour vous...

En même temps, qui peut bien perdre son temps sur les blogs en cette saison à part moi ?

J'ai testé Saal Digital


Début juin, les photos sponsorisées ont débarqué sur mon compte principal Instagram. Clairement, fait ch*** car même si j'ai été épargnée jusqu'à présent, j'aurais bien continué à m'en passer. Je n'ai pas lu leur politique mais si elles sont ciblées, ça fait peur. Non parce que me proposer EDF et Pampers, comment vous dire...

Quelques jours après, je tombe sur une photo sponsorisée où il faut déposer sa candidature pour tester un produit. Qui sera acceptée quelques jours plus tard. Il s'agit de la marque Saal Digital qui cherche des testeurs de leurs produits (tableaux photo et livres photo). On reçoit un code promo de 50€ à utiliser lors du paiement. En échange, je dois en parler sur Instagram et ici. Sachez qu'à aucun moment on m'a aiguillé dans mon avis que je vais vous donner ci-dessous.

Depuis un an, je fais quelques tirages photo sur le site Photoweb. Hormis trois posters, je n'ai que des formats classiques et tout en papier. Cette candidature chez Saal Digital était donc la bienvenue pour tester de nouveaux matériaux.

N'ayant plus du tout de place dans la chambre, j'ai décidé de choisir une photo de nature qui irait parfaitement dans la cabane du jardin. J'ai donc choisi cette photo où le vert domine largement (oui, la sauterelle est entrain de déféquer. Moi qui voulais une photo nature, je suis servie). Bien que la cabane soit isolée, je ne pense pas que le papier photo puisse passer convenablement l'hiver et donc, supporter l'humidité. L'occasion était toute trouvée pour tester ces tableaux que Saal Digital propose. Vous avez le choix entre l'alu, le verre acrylique, le PVC et la toile.

Mon choix s'est porté sur le PVC. Je voulais me rapprocher le plus possible du montant qui m'était alloué pour un grand format. J'ai finalement dépassé d'une dizaine d'euros car j'aurais pris plus petit, ça aurait fait con là où je dois le fixer (ici, c'est le format 60*90 pour 50,95€, hors frais de port et sans option).

Lorsque je l'ai reçu, j'ai été ravie du résultat. Bon, la photographe y est pour quelque chose aussi, hein ^^

Plus sérieusement, le rendu est fort joli. J'aime le côté granuleux suivant la lumière. Ca reste très discret. Le tableau en lui-même est une bonne surprise. Comme dit plus haut, c'est la première fois que je fais réaliser une impression autre que sur papier. Et franchement, ça n'a rien à voir... Mais, il faut y mettre le prix. On ne peut pas tout avoir...

Nul doute que si un jour, j'emménage et que je souhaite installer de grands tableaux, je me tournerai sans hésiter vers une impression sur PVC, alu ou verre acrylique. pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de cadre à acheter, pas d'ondulation du papier ni de souci d'humidité. Je ne peux pas le vérifier mais je pense également que les couleurs ne terniront pas avec le temps ou alors, très peu. Et puis, un petit coup de chiffon et le tableau est comme neuf. Et c'est vraiment ce que j'apprécie.

Quant au site, ça ne change pas d'un site d'impression photos/tableaux. C'est le même principe. Vous choisissez le format, la matière, le rendu, les options (épaisseur, fixations) et dans le panier ! Il y a une application de proposée mais je n'ai même pas eu besoin de l'utiliser...

Merci à eux de m'avoir permise de tester l'un de leurs tableaux. Facile à dire vu que je n'ai presque rien déboursé mais moi qui n'ai jamais eu ce genre d'impressions photos, je suis vraiment conquise ! Et comme on songe à refaire la déco de la cabane, il n'est pas impossible que des petits tableaux viennent s'inviter dans les mois à venir, à nos frais, cette fois-ci.

PS : Désolée pour la qualité des photos. Le blog n'est pas adapté pour. Ca se ressent dans la redimension automatique de Blogger. Du coup, j'ai retravaillé comme j'ai pu...