Une pointe d'amitié


Ce billet n'est pas sponsorisé. Quant à Séverine, la créatrice de ces jolies créations que je vais vous présenter ci-dessous, découvre cet article en même temps que vous.
Une pointe d'épices est la marque d'une petite auto-entreprise du nord de la France que j'ai découvert il y a quelques années. Moi qui ne suis pas mariage et encore moins naissance, j'ai eu un coup de coeur pour ces très jolis faire-part. J'avais même contacté la créatrice pour savoir si je pouvais utiliser quelques unes de ses photos afin d'illustrer l'article que j'avais publié à cette époque. Ça devait être en 2010.

Jamais je n'aurais pensé que ça mènerait à une amitié, que l'on nourrit à distance, à notre rythme et avec les moyens du bord.


Au début, Séverine faisait principalement des faire-part. J'ai vu évoluer son travail au fil du temps. Il y a sa patte dans chacune de ses créations. Chaque faire-part est unique. Aucun peut en rappeler un autre. Séverine, je pense et n'en doute pas, est très à l'écoute des demandes de ses clients. Ah des clients chiants, elle y a droit comme tout le monde. Des demandes originales également. Mais le résultat est là. Je l'ai toujours dit et pas parce que c'est elle mais si je devais commander des faire-part (pas de bol, ça ne sera pas ceux de mon mariage ou de la naissance de mon enfant), je ferai obligatoirement appel à elle.


Victime de son succès, Séverine a dû subir pas mal de plagiats mais là encore, elle ne s'est jamais laissée démonter. Elle s'est diversifiée plutôt que de baisser les bras. Elle a surfé sur la tendance "scandinave", l'effet aquarelle et depuis peu, sur les renards. En plus des faire-part, elle s'est lancée dans les carnets de note, les cartes de voeux, les calendriers de l'avent, les boucles d'oreilles en papier, les cadres papier à poser sur une étagère, les agendas, les cahiers de cuisine et j'en oublie...


Il y a deux ans, je sombrais dans une crise familiale, Séverine m'a envoyé un petit colis qui m'a beaucoup réchauffé le coeur. Un carnet tête de chat, des boucles d'oreilles en papier, des cartes de voeux (que certaines d'entre vous avez eu la chance de recevoir) et un joli cadre en papier façon scandinave. Le style de ce dernier m'a tellement plu que je lui en ai commandé un peu de temps après pour l'offrir à une copinaute (coucou Fanny ^^).


Le souci avec les jolies choses que Séverine créée, c'est que c'est tellement joli que je n'ose pas les utiliser. Le carnet tête de chat est toujours dans son emballage, les pages encore blanches. C'est seulement le mois dernier que je me suis décidée à porter les boucles d'oreilles en papier. Non pas que je ne les aime pas mais j'ai tellement peur de les déchirer, qu'elles s'accrochent à mes cheveux. Et puis, en fait, non. Je les ai porté durant ma journée passée aux marchés de Noël en Alsace. Au début, je faisais bien attention et puis j'ai fini par les oublier et tout s'est bien passé.


Et en ce début d'année, j'ai de nouveau eu droit à un petit colis. Je pestais déjà après elle car bien entendu, j'ai été une fois de plus gâtée. Bon, en même temps, elle ne prend pas de risque avec moi puisque j'aime tout. Et une fois de plus, elle a tapé dans le mille car j'ai reçu, entre autre, ce magnifique grand cahier de cuisine. J'adore sa couverture ! Et ce cahier, je vais pouvoir vite le remplir de recettes dont j'ai, parfois, la fâcheuse manie de noter en vitesse sur un post-it ou un bout de papier que je range dans une pochette plastifiée avec d'autres recettes arrachées dans des magazines (ah les attentes chez mon dentiste).

Bref, vous l'aurez compris, en plus d'être un petit cœur sur pattes, elle est talentueuse mais surtout, passionnée par son travail. Je sais qu'elle n'a rien demandé mais j'espère que ce petit article la fera un petit peu plus connaitre et pourquoi pas, réveiller chez vous un petit coup de cœur au point de la contacter pour vos prochains événements ? Je vous le souhaite. Je le lui souhaite.

Encore merci Séverine.

Vous pouvez la contacter via sa page Facebook - ici - où elle est très active et y poste ses dernières créations (en ce moment, elle planche sur de toutes nouvelles créations qui verront bientôt le jour et dans un tout autre genre).

France sibérienne


Ils me font doucement sourire avec leurs alertes météo et pénurie d'électricité. Chaque année, on y a droit. Au moindre petit flocon qui tombe, un reportage dans les JT. Puis alors, s'il y a deux centimètres de neige qui tiennent au sol, on a droit à des alertes météo et des reportages à n'en plus finir.

J'ai des souvenirs d'enfance où lorsque mes parents m'emmenaient à l'école, Papa devait déblayer pour pouvoir ouvrir la porte de garage et sortir la voiture tellement la neige était tombée durant la nuit. Et je n'habitais pas dans les hauteurs.

Au fil des années et avec le réchauffement climatique, il neige de moins en moins. Les hivers sont de plus en plus doux. Et pourtant, on s'alarme de plus en plus au fil des ans.

Lorsque j'écoute la météo, je m'attends à me réveiller le lendemain avec 20/30cm de neige. Au final, 5cm étant le maximum. Je n'ai vraiment aucun souvenir de ce genre de point météo et de reportage exclusif il y a 25/30 ans. Parce qu'à cette époque, c'était normal et ça ne méritait pas tant de tapage médiatique. Il n'y a qu'à parler avec les anciens. Ils sont morts de rire à les écouter. Cinq centimètres de neige et le pays est paralysé. Et aussitôt qu'on passe en dessous du zéro degré, c'est la Sibérie.

Attention, c'est une nana très frileuse qui déteste l'hiver qui vous écrit tout ça. Ne venez pas croire que j'adore cette saison et que je passe mes vacances sur les pistes de ski. Rien de tout ça ! Au contraire, vivement le printemps et les températures qui remontent. Je m'adapte en attendant. Comme ce fut toujours le cas il y a des années auparavant.

Les gens chignotent dès qu'il fait -0. Les villes sont paralysées dès que des flocons atteignent le sol. Arrêtez de dramatiser pour un rien. Habillez-vous plutôt que de vous promener à poil en augmentant le chauffage. Soyez plus vigilants au volant plutôt que de rouler comme des inconscients (quand je vois ce que me raconte Fred lorsqu'il va ou rentre de son boulot, j'ai peur pour lui). Vous verrez, ça ira mieux.

Quant au gouvernement, occupez-vous de ceux qui n'ont pas de toit et donc, pas de chauffage. Tous les ans, c'est la même rengaine et tous les ans, rien est fait.

Quant aux médias, arrêtez vos conneries, sérieux. Plutôt que de vous rendre chez des gens bien lotis pour savoir comment ils gèrent cette vague de froid (pull en laine, chauffage au bois, soupe de légumes, le truc dont on se fout royalement tellement c'est logique), montrez plutôt l'envers du décor en parlant des sans-abris, des associations qui se démènent à l'ombre de vos caméras pour subvenir à ces pauvres personnes, alertez le gouvernement avec ce genre de reportages. N'attendez pas pour en parler après, lorsqu'il sera trop tard. Ce sont elles les victimes directes de cette vague de froid exceptionnelle qui paralyse la France (mon Dieu, j'en ai des frissons).

Je vous présente Chips


Comme prévu, une petite présentation s'impose pour vous parler de Chips, cette terreur qui a débarqué dans nos vies fin septembre.

Même si je suis folle d'amour pour Iago, il a un caractère qui nous faisait vraiment penser qu'on n'avait pas de chat. Iago n'est pas câlin et est toujours dehors. J'ai toujours eu du mal avec son comportement. Je n'ai jamais eu de chat comme lui auparavant. Ca a donc fini par me peser (depuis un peu plus d'un an). J'ai réussi à convaincre Fred en gagnant au jeu des "Pour" et des "Contre".

Vu le caractère de Iago, son côté très solitaire nous a vite fait oublier d'adopter un chat adulte. Il nous fallait impérativement un chaton, mâle ou femelle, peu importe, mais plus il serait jeune (sevré, qu'on s'entende bien) et plus la cohabitation serait facile. Notre seule exigence : à poils (mi-)longs et de préférence tout noir (depuis que j'ai découvert que cette superstition était vraiment appliquée !). Nous avons abandonné l'idée de nous rendre dans une association, à cause d'une mauvaise expérience il y a deux ans. On s'est dit qu'assoc' ou pas, on trouvera bien sur le net ou par bouche-à-oreilles, un chaton a sauvé (ce qui s'avérera le cas).

Après 3 mois de recherches et de désillusions (400€ en moyenne sur la longueur d'un poil mais dont le chat n'appartient à aucune race que celle de gouttière, ce n'est pas pour nous), j'ai enfin réussi à répondre à temps à une annonce publiée 15 minutes plus tôt (oui, les chatons à donner et à poils longs, ça part très très, mais alors, très vite !). Deux chatons à poils longs sur une portée de 5, à donner, à 30min d'ici. Le soir-même, Fred et moi, on s'y rendait car il n'y en restait déjà plus qu'un de disponible sur les deux. Nous y sommes allés pour voir le chaton et confirmer sa réservation. On nous ouvre la porte et on nous tend le chaton. J'ai demandé à ce qu'on rentre pour qu'on puisse discuter, voir la maman, les autres chatons. On nous a répondu par la négative et que si on ne le prenait pas, ce serait pour la prochaine personne qui appellerait. Fred et moi, tout cons, on s'est donc retrouvés avec un chaton d'un mois et demi dans les bras, sur le trottoir. Oui, vous avez bien lu : un chaton non sevré. On a vraiment été pris au dépourvu. Puisque ce chaton allait dans tous les cas partir de suite, autant que ce soit avec nous... Je remercie les personnes sur Instagram qui ont su me rassurer car autant j'ai déjà eu des chatons dans le passé autant je n'en ai jamais eu d'aussi jeunes. Fort heureusement, Chips fut propre dès le premier soir et a mangé ses premières croquettes sans problème (je dis "premières" car ces gens nous ont dit qu'il mangeait très bien les restes). La seule séquelle de ce manque de sevrage, reste son comportement envers nous lorsqu'il joue. Il ne sait toujours pas mordiller. On a beau le gronder, lui faire des pitchenettes, l'attraper par la peau du cou, lui dire un "non" fort et autoritaire, il s'en fiche complètement, il revient à l'attaque. Il n'a aucune agressivité, c'est juste que sa mère n'a pas eu le temps de lui apprendre à ne pas mordre lors des jeux. Et j'ai beau être une maman chat, je ne remplacerai jamais une vraie maman chat.

Depuis la rencontre, fin septembre, ce n'est toujours pas ça qu'est ça. Et je pense que ça sera toujours ainsi. Iago n'est pas joueur. C'est le gros pépère qui dort dans son coin. Il l'a toujours joué solo. Le jour, il est dehors. La nuit, il dort à la maison (car on l'empêche de ressortir surtout). Donc forcément, la venue d'un second chat (jeune et donc, hyperactif) n'a pas arrangé les choses. J'ai acheté deux Feliway. Le premier n'a fait aucun effet et le second rendait Iago plus agressif. Chips veut jouer. Pas lui. Du coup, y a des tensions. Et c'est ainsi chaque soir/nuit depuis fin septembre... Iago ne fait aucun effort. Il y a même eu une période où il s'en est pris à nous. Pourtant, de l'attention, des câlins, des bonbons, il a la double ration depuis la venue de Chips ! Et lorsque je dis qu'il ne fait aucun effort, c'est que ce gros matou de 6kg de muscles n'est même pas foutu de s'imposer face à ce petit freluquet qui s'impose un peu plus chaque jour. Il gueule, se fait pourchasser dans la chambre et n'est pas fichu de lui en coller une et de lui faire comprendre "J'étais là le premier, j'suis l'chef, fais pas chier". Ceci dit, on aime toujours autant Iago. Il est encore moins présent/détendu qu'avant mais c'est à lui d'y mettre du sien. On ne peut vraiment pas faire plus... Et tout comme ma véto, je doute que la castration puisse changer quelque chose. Une castration ne rendra pas Iago joueur, présent, câlin, paternel.


Chips est donc un mâle angora (ce qui ne justifie pas pour autant les 400€), né le jour de la Saint Amour. Il n'a plus ses yeux bleus, il n'aura sans doute pas de grosses joujoues poilues mais j'aime ses couleurs qui me font penser au chat sauvage. Le plus important est qu'il soit en bonne santé mais aussi, câlin. Ah des câlins, il en réclame. Un coup il va sur Fred, un coup il vient sur moi. Il a un ronron du tonnerre (celui de Iago, pour l'entendre, il faut coller ton oreille, et encore, quand il ronronne). Il est également joueur (nous avons les bras et les jambes lacérés) et les jouets de Iago n'auront fait que deux semaines (et encore). Cette terreur, ce petit con, ce trou du cul qui a déjà passé quatre nuits au garage car il était intenable (mauvaise combi avec Fred qui se lève à 3h et Iago qui est très tendu), on ne regrette aucunement de l'avoir pris. Même si son truc est de nous lécher les narines plusieurs fois par jour. Même s'il ne cesse de provoquer Iago (il veut surtout jouer avec lui). Même s'il nous fait mal avec ses petites quenottes lors de nos jeux... Et ça se voit qu'il a été habitué à manger les restes, il mange de tout (pourtant, il ne manque de rien) : choux de Bruxelles cuit, carottes crues, moutarde, chorizo, radis et je dois en oublier.

Si vous voulez suivre ses aventures, rendez-vous sur Instagram - ici et - ainsi que sur Flickr.

La fin du blog humeur ?


Comme dit dans mon billet de retour, j'ai décidé de reprendre mon blog en main car cet espace d'écriture me manquait. Instagram ne me suffit vraiment pas pour y déposer ce que je ressens, vis. Instagram, je l'utilise comme brèves du quotidien, en images. Je n'arrive pas à y écrire de longs textes. Et même s'il y a la possibilité d'aimer ce que l'on poste/écrit, que l'on peut y laisser des commentaires, ce n'est vraiment pas pareil que sur un blog.

Je dis peut-être ça parce que je suis habituée depuis une douzaine d'années à écrire des articles sur un espace qui est le mien.

Je suis donc revenue la semaine dernière. Et le retour fut violent. Bon, ok, j'exagère un peu mais le constat est là : la blogosphère a beaucoup changé durant ces douze mois où je me suis absentée. Pas mal de blogs ont fermé. Par manque d'inspiration, d'envie, de temps. Mais également pour se concentrer sur d'autres réseaux de partages : Instagram et Youtube, pour ne citer qu'eux. La tendance vidéo a pris le dessus. Beaucoup de personnes l'ont compris et en jouent (et elles ont bien raison). Même les marques s'y sont mises. Et là encore, comment pourrait-on les blâmer ?

Je suis quelque peu triste de revenir dans ces conditions. J'ai bien peur d'avoir raison en disant que tenir un blog d'humeur, c'est la fin d'une ère. Pourquoi s'embêter à écrire ses états d'âme dans un article alors qu'il suffit de poster une photo et une ou deux phrases en légende ? Plus simple, plus rapide, plus suivi...

Le blog n'est plus celui que j'ai connu. Même avant mon année "sabbatique", je sentais déjà le changement. Je suis triste, je l'avoue. J'ai pris un nom de domaine pour redonner un coup de souffle à Mémorables Oublis (ce qui est complètement con). Mais à quoi ça sert si la blogosphère en elle-même perd son souffle ?

Cette semaine, je me suis posée la question de rester ici ou non. Les personnes qui me suivent ici sont les mêmes que sur Instagram. Alors, à quoi bon ? Je ne suis pas là pour me plaindre que je ne suis pas lue, vraiment pas. Parce que dans ce cas-là, on peut en venir à parler d'Hellocoton. Cette plateforme que j'ai connu à ses débuts et qui m'a permis d'élargir mon clan de lectrices. Sans Hellocoton, je n'aurais pas connu d'autres blogs, je serais partie plus tôt etc... Mais même Hellocoton a changé. Je ne le reconnais pas du tout ! J'ai l'impression de lire Femme Actuelle tellement il n'y a que des articles de mode/beauté qui sont mis en valeur. Quant aux likes, même les sélectionnés du jour en reçoivent peu. Preuve que la blogosphère s'essouffle. Beaucoup.

Mais malgré tout ça, je reste quand même. Car j'aime cet espace. Tant pis si je ne suis plus aussi lue qu'avant. Tant pis si le blog est devenu has been. Tant pis si je ne surfe pas sur la tendance. Tant pis si je reste cantonnée au blog d'humeurs. Parce que je ne sais faire que ça. Tant pis si je ne suis lue que par quelques personnes. Tant pis si je ne suis plus une blogueuse "connue". Tant pis si j'ai perdu les blogs que je suivais. Je me sens bien là, c'est le principal.