Voilà, c'est fini


Le blog devait tourner au ralenti. Finalement, il aura fait le mort. Il n'y aura eu qu'un article sur mon Papa que vous avez bien accueilli sur Instagram. À chaque fois, j'ai peur d'être jugée, incomprise, sur le fait de refuser de le voir mais il faut croire que j'ai des abonnés en or (c'est cadeau).

Fred a repris le travail hier matin. La déprime est déjà au rendez-vous... Comme beaucoup de monde, nous n'avons pas été gâtés par la météo. Tantôt froid tantôt pluie. On a dû composer avec...

Premier week-end depuis des années (4 exactement) dans le Nord, chez l'amie Séverine. La route fut un sacré bordel ! État déplorable, des gens qui se prennent pour des pilotes de Formule 1 et une météo bien bien moche. En même temps, c'est le Nooord ! Mais hormis une averse sur Lille, le soleil était là. Les sourires et les rigolades également. Le lendemain, nous visitions les mines de Naours (en Picardie) après avoir visité l'arboretum de l'oncle à Séverine. Un petit coin de paradis, nous, les amoureux de la nature... Ce week-end fut court mais fort sympathique ! Ca a confirmé notre amitié envers ces personnes. Bon, j'ai dit pareil l'an dernier sur un couple d'Instagram et je me suis bien ramassée... Pessimisme, naïveté ? Cette mauvaise rencontre fait partie du passé. Je l'oublie pour penser à cette nouvelle...

Fred et moi devions faire des petites sorties rando. Enfin, c'est moi qui espérais ce genre de programme. Mais je n'ai définitivement pas un amoureux de la marche. C'est trop mou pour lui. Il s'ennuie vite. J'avais dans l'idée qu'on se fasse plusieurs petites sorties pour finir sa troisième semaine de vacances avec le tour du lac de Pierre-Percée qui compte 32km. Mais voilà, ça ne s'est pas fait. Nous y sommes quand même allés dans l'espoir de prendre quelques oiseaux en photos mais malgré le temps maussade, il y avait beaucoup de personnes qui pique-niquaient...

Il y a aussi le fait que j'ai deux séances de kiné par semaine qui font qu'on ne pouvait pas vraiment partir. J'ai d'ailleurs terminé les dix premières. Les dix autres étant déjà programmées. Comprendre donc que mon souci à la gorge ne s'est pas amélioré... On va tenter une autre approche et si malheureusement, ça ne donne toujours rien, passage chez l'ostéopathe. Je m'en passerais bien car la sécu ne rembourse rien et ma mutuelle est radine sur ce coup.

Côté jardin, ça a un peu de mal avec ce temps automnal. J'ai quand même pu déguster mon premier melon. Un délice ! Trois autres vont suivre. Les choux-fleurs sont montés en graine alors qu'on les arrosait souvent. Quant aux courges, ça sent les soupes et gratins à foison ! Les concombres n'ont quasi rien donné. Les basses températures ont fait pourrir les jeunes pousses. Les tomates ont du retard. Et une fois encore, aucune récolte d'aubergines/poivrons qui sont cette année, sous serre. J'abandonne. Ah puis on nous a volé des fleurs et on a posé un filet en urgence sur le bassin. Pour le premier point, si on nous vole encore quelque chose, on achète une caméra nocturne. Tout le monde nous dit que c'est de la connerie mais ça va cinq minutes ces vols de légumes, outils, fleurs, déco. Trois ans d'affilés, on ne va quand même pas laisser faire ! Quant au second point, un héron s'est posé sur le toit de la cabane pendant que Fred était à l'intérieur. Nul doute qu'il a repéré le bassin. Peut-être que le stress fut la cause de l'état critique d'une des carpes, que l'on aura réussi à sauver.

Et pour finir, si vous ne suivez pas le compte Instagram de mes deux boules de poil, ici, sachez que Chips et Iago se portent très bien ! Depuis juin, ils dorment à la maison la journée et c'est la chouille chaque nuit. Qu'ils profitent car dès que les températures vont baisser, finies les virées nocturnes. Mais surtout, fini les souris sur le lit ! Iago qui n'a jamais rien ramené durant 4 ans, voilà qu'il se réveille. Un coup c'est lui, un coup c'est Chips. Et c'est souvent toutes les nuits. Parfois plusieurs fois dans une seule. Un trop plein d'amour envers nous ces chats...

Ah puis j'allais oublier. Nous avons passé une journée au Parc animalier de Sainte Croix. Une fois de plus, on en repart avec le sourire et sans aucune impression que les animaux sont malheureux. D'ailleurs, Fred et moi bannissons définitivement les zoos. On aime tellement ce parc que l'an prochain, on prendra, si tout va bien, le pass annuel (43€ alors qu'une entrée coûte 24,50€, la rentabilité va être vite faite, d'autant plus qu'on y est en 40 minutes). Il faut avant tout que l'on investisse dans un second objectif animalier car je fus assez frustrée durant cette journée. En même temps, mon cou ne me permet vraiment pas de porter quoique ce soit donc tout dépendra de lui dans quelques mois. Et ça serait franchement chouette que mes séances de kiné/ostéo réparent ceci d'ici là !

En espérant reprendre un rythme bloguesque normal, je vous souhaite une bonne semaine !

Tu ne me manques plus


Il y a quelques jours, j'ai eu de tes nouvelles sans en demander. Tu es toujours vivant. Bien que ton âme se soit envolée depuis longtemps.

Tu es dans un lit d'hôpital. Je n'ai pas souhaité en savoir plus. Je t'avoue que l'idée de te rendre visite m'a traversé l'esprit. Ou juste discuter avec le responsable. Mais mon âme à moi est tellement brisée, tellement fragile qu'il me faut la préserver au mieux.

Tu es donc vivant. Ca m'a fait mal au cœur de l'apprendre. Tu n'es toujours pas libéré de cette merde qui te ronge de l'intérieur depuis maintenant 9 ans. Mais on sait tous les deux que ça date d'il y a bien plus que ça...

A chacun de mes réveils, je consulte la rubrique nécrologique du journal. Je suis curieuse de savoir quand, comment et par qui je vais apprendre la nouvelle. Je sais que je ne serai pas préparée à l'annonce bien que je me persuade du contraire.

Je joue d'égoïsme. Je l'assume. J'emmerde les gens qui ne comprennent pas et ne cautionnent pas mon choix. J'ai mon âme à protéger. Du mieux que je peux. Mais il est toujours plus facile de critiquer ce que l'on voit à la surface sans prendre le temps ni la peine de creuser un peu...

Alors je n'irai pas te voir. Je t'ai imaginé durant quelques secondes sur ton lit d'hôpital et les différentes raisons. Je n'ai vraiment pas besoin de ça. Pour une fois, je pense ne pas être dans l'exagération en disant que je ne m'en remettrais pas. Vraiment.

Il y a quelques jours, Facebook m'a rappelé un souvenir posté de toi. Une photo d'Instagram où je floutais ton regard. Tu rigolais. Il y a quelques jours, j'ai reposté cette photo en la légendant ainsi :

"Tu ne me manques plus. J'ai fait un gros travail là-dessus. Mais ça ne m'empêche pas de toujours penser à toi".

Ce travail ne fut pas facile. J'ai dû apprendre à ne pas culpabiliser de ce que je faisais. Une fois de plus, j'ai préféré penser à moi mais surtout, à mon âme brisée que je rafistole encore et toujours, avec maladresse. J'ai parfois peur de manquer de fil mais Fred est là. Cet homme que tu aurais tant adoré si la vie l'avait voulu. Cet homme qui prend soin de ta fille, sache-le, n'en doute pas...

J'illustre cet article avec une photo de toi non floutée. Que les gens voient les beaux yeux que tu as. J'ai beau ne pas aimer mon visage car j'ai des traits de certaines personnes dont je me passerais volontiers mais mes yeux, tes yeux, ceux de Pépère Jean, je les aime. Pas que par leur couleur ni par leur forme mais parce qu'à travers eux, je vous vois. Si je voulais t'oublier, je ne le pourrais même pas...

Nous sommes tous les deux absents. Chacun à notre façon mais je ne doute pas que dans ton cœur de Papa, j'ai été ou suis ce que tu as été, est et sera dans mon cœur de fille.

Apprendre de ses erreurs


Je ne sais pas qui l'a décidé mais il faut croire que cet apprentissage n'est clairement pas fait pour moi.

J'ai beau consommé mon 35ème printemps, je trouve encore et toujours le moyen de faire les mêmes erreurs.

Faut vraiment être conne. Vous pouvez le dire. Je n'en pense pas moins !

Non parce que tu fais une erreur, c'est normal. Une seconde fois la même, à la rigueur. Une troisième fois, t'abuses. Mais au-delà, je ne vois pas comment l'expliquer autrement.

Je suis une femme naïve et bonne poire. L'un allant rarement sans l'autre.

Certains diront que c'est beau d'être ainsi. Enfin, je parle surtout de la naïveté. Ça rend la personne sincère, humaine, authentique. Mais si tu dépasses un certain seuil, cette qualité devient vite un défaut.

Et chez moi, il n'est pas que petit, ce défaut.

Je suis d'une naïveté incroyable. J'aurai beau me mettre en garde, me rappeler des erreurs faites dans le passé, eh bah non, je retomberai encore et toujours dedans, les deux pieds joints.

Je suis une bonne poire qui veut toujours faire bien. Avant tout pour faire plaisir. Car si ça fait plaisir, ça me fera automatiquement plaisir. Ensuite, parce que j'ai certainement besoin d'être rassurée. Je ne cours pas après les compliments. Ils me mettent mal à l'aise et j'y crois toujours qu'à moitié. Au quart plutôt. Non, lorsque je fais quelque chose pour quelqu'un, c'est aussi et surtout pour me prouver quelque chose à moi-même.

Si j'offre un présent, il aura été réfléchi et qu'il me plait. J'imagine encore plus qu'il puisse plaire. J'attends un simple merci. Jamais rien de plus en retour. Je ne suis pas ainsi. Je n'achète pas les gens...

En amitié, c'est une autre histoire. Si vous êtes fidèles au blog depuis ses débuts, vous savez que j'ai un gros problème avec les relations. Il n'y a que dans ce domaine où j'évite de tenter une nouvelle approche. Preuve que je me suis bien ramassée par le passé. Je ne fais plus jamais le premier pas, c'est toujours aux autres de s'y coller. Non pas que j'aime me faire désirer mais c'est ma manière à moi de ne pas "trop" m'attacher. Je ne veux plus revivre ces trahisons/déceptions qui me marqueront sans doute à vie.

Je suis cette femme qui prend plaisir à faire plaisir. Heureusement que Fred est là pour me freiner (d'autant plus que c'est lui qui paye tout à chaque fois, pour des personnes qu'il ne connaît pas du tout) (une bonne poire avec une bonne poire, ça ne pouvait que fonctionner).

Bref, j'aime faire plaisir. C'est en quelque sorte me rappeler que je suis quelqu'un de bien. J'en fais parfois de trop. Souvent envers les mauvaises personnes. J'en ai une fois de plus fait l'amère expérience dernièrement avec une proche...

Quand je vous dis que je suis une bonne poire...

Irrégulière


Depuis mon retour sur la blogosphère en début d'année, je me suis fixée une publication deux fois par semaine : le lundi et le jeudi. Sauf durant les jours fériés et cette année, on a été gâtés.

Mais arriva ce qui devait arriver : l'inspiration part en vacances. Elle s'est fait la malle plus tôt que prévu... Bon, en même temps, c'était prévisible : mes douleurs cervicales ne m'aident pas à rester devant un écran. Et mes premières séances de kiné n'ont rien arrangé... Du coup, j'ai fini par délaisser le blog, vos blogs. Je n'ai pas ouvert un livre depuis plus de deux mois car là aussi, ce n'est pas agréable à gérer.

La semaine dernière , pas d'article. J'ai réussi à honorer celui du jeudi. Mais je pense que ça va être ainsi durant les semaines voire mois à venir. J'ai toujours été organisée dans mes publications. A la création du blog (il y a bientôt dix ans !), chaque jour avait son thème. Oui, je publiais au quotidien et ce fut ainsi durant très longtemps. Mais pour une fois, j'ai envie de publier de façon irrégulière au grès de mes inspirations. Je ne parle pas d'envie car elle est toujours présente. Mais si je n'ai rien à dire, l'envie seule ne suffit pas.

A partir d'aujourd'hui donc, ce sera la surprise concernant les prochaines publications. Ainsi, je me détache de cette angoisse du "Qu'est-ce que je vais bien pouvoir publier lundi/jeudi ?". Ce sera donc la surprise. Je l'espère aussi pour vous...

En même temps, qui peut bien perdre son temps sur les blogs en cette saison à part moi ?