Johnny Smet


C’est la première fois de ma vie que j’assiste à un enterrement télévisuel. Je ne suis pas du genre à regarder des retransmissions en direct de grands événements tels qu’un mariage, un défilé du 14 juillet, une coupe du monde gagnée. Et depuis que les chaînes en continu existent, je vous avoue que ça m’enchante encore moins tellement je trouve ce système d’informations désolant...

Ce week-end ne se prêtant pas à une activité extérieure (hormis une promenade de moins d’une heure), j’ai assisté à l’hommage populaire de Johnny.

Je fais partie de ceux qui disaient « Lorsqu’il va mourir, ça va être deuil national ». Je faisais surtout référence à ces nombreux fans et sosies que Confessions Intimes a su si bien ridiculiser au fil des ans (en même temps, certains le cherchent).

On ne peut pas dire que j’étais fan de Johnny. Johnny que j’ai découvert à la diffusion d’un clip d’une chanson que j’adore : On a tous quelques chose en nous de Tennessee. Je devais avoir 16 ans. Je me suis procurée le double Best Of et par la suite, deux albums studio. Je me souviens de mes journées de week-end à mettre du Johnny dans la chambre aux fenêtres ouvertes. Puis chanter. Je me souviens de ce concert prévu à Nancy dont on m’offrait une place et que, bizarrement, on a annulé quelques heures plus tôt.

Je ne me considérais pas comme fan (je n'ai aucun poster, t-shirt ou autre à son effigie) mais j’aimais bien l’artiste que je découvrais sur le tard. On a beau ne pas aimer Johnny, il y a des chansons qui nous rencontrent à un moment de notre vie. Dans un mariage, à la radio, à un enterrement, par un proche qui l'idolâtre.

Mercredi dernier, j’ai mis CSTAR en musique de fond (pour m'accompagner dans mon ménage ainsi que dans mon gros problème de PC). CSTAR diffusait en continu les clips de Johnny. Et je me suis aperçue que je me rappelais des paroles de beaucoup de ses chansons. Ça m’a ramené à mon adolescence dans ma chambre, à chanter Johnny et en faire profiter les voisins.

Puis samedi, les choses ont fait que ne sortant pas de la maison, j’ai mis TF1. Par curiosité. Pas celle de voir comment est habillée Laeticia, comment ses filles vont se comporter, qui va s’effondrer, qui est absent, qui est invité. Non, je regardais pour découvrir l’ampleur de la popularité de Johnny. Le savoir aimé, c’est une chose. Voir la foule s’amasser dans les rues, c’en est une autre.

Je n’ai pas été spécialement émue par cette cérémonie (d’ailleurs, je me promenais à ce moment-là). Je l’ai été pour la dignité de sa femme et de ces milliers de gens qui pleuraient cet homme qui faisait partie de leur vie, de leurs états d’âme, de leur famille.

Je respecte totalement les larmes de ces gens bien que j’ai du mal à m’imaginer à leur place.

Et puis, le traditionnel rendez-vous dominical : j’ai regardé l’interview que Johnny a donné pour 7 à 8 en 2005. Et j’ai découvert Jean-Philippe Smet. Je ne le connaissais pas du tout. J’étais restée cantonnée au rockeur biker qui vit de drogues, d’alcool, de femmes et de nuits agitées. Mais en fait, c’était bien plus que ça. Pas que en tout cas.

J’ai découvert un homme terriblement seul, qui ne se remettra jamais de la trahison de son père, l’abandon de ses parents. Johnny était également cet homme qui savait parler. Oui, il avait de belles réflexions, j’ai aimé découvrir ses pensées ces derniers jours. Johnny, c’était également le blagueur, qui aimait bien foutre un peu la merde. Mais ça le faisait marrer.

Eh oui, Johnny n’était pas qu’un écorché vif qui vivait de déboires.

Je ne le mettrai pas sur un piédestal car ça reste un homme. Un chanteur. De là à dire que c’est un héros national, ça m’étouffe un peu de l’entendre et le lire. Faut pas sombrer dans la connerie. Certes, il fait du bien à énormément de gens à travers ses chansons et ses concerts mais bon, il n’est pas partie au front, n’a pas découvert d’antidote, n’a pas évité un acte terroriste etc. Dans ce cas, les chats sont des héros de la Nation. Ils apportent tout autant à leurs propriétaires...

Bref, il aura fallu ce 10 décembre 2017 pour découvrir qui était véritablement Johnny. J’aurais aimé l’apprendre plus tôt. Dans d’autres circonstances. Je ne sais pas ce que ça aurait changé. Une meilleure opinion autre que celles des journaux à potins/scandales (que je ne lis jamais mais c’est Johnny, tu finis toujours pas en avoir l’écho).

Je suis allée sur Deezer et j’ai téléchargé ses deux derniers albums. Depuis les années 2000, je n’ai plus du tout suivi l’actualité musicale de Johnny (comme tant d’autres artistes d’ailleurs). Et bien évidemment, je téléchargerai celui qui sortira dans quelques semaines. Chose que je n’aurai pas faite de son vivant, soyons honnêtes.

Parce que c’est Johnny, parce que c’était un monument de la chanson française. Parce que je ne vois pas qui ferait autant voire mieux que lui à réunir durant quelques heures autant de monde pour pleurer un simple chanteur.

Une semaine s'est écoulée. Et ça serait bien qu'on passe à autre chose. Histoire de ne pas donner du plaisir à ceux qui lancent des polémiques, des ragots, des photos vendables. Oui Jean-Philippe Smet s'en est allé. Oui, Johnny sera toujours là. Alors laissons Jean-Philippe en paix et laissons Johnny dans la place qu'on lui donnait avant tout ça...

Beauté


Cela fait des années que l'on se côtoie. Que je te supporte. Surtout en été. Parfois difficilement. Mais plus souvent avec un intérêt totalement inexistant. C'est indéniable, tu fais partie de moi. Je fais donc avec... Parfois je te regarde avec un air de dégoût. Parfois, je me dis que quand même, tu pourrais partir. Parfois, je fais une fixette sur ta présence. Et d'autres fois, je ne fais même pas attention à toi. Pourtant, on m'a dit de le faire jusqu'à dernièrement où l'on a mis un nom sur ce que tu es. Depuis, je te vois différemment. Je ne te crains plus. T'es toujours aussi moche. Les plus petits que toi portent un si joli nom. Il ne t'irait pas du tout. Au lieu de ça, on t'a refourgué le nom pas doux et encore moins glamour de tâche de vieux.

A mon adolescence, j'ai fait un passage chez la dermato pour qu'elle m'en dise plus sur cette tâche qui est apparue le plus naturellement du monde sur mon mollet gauche, de la taille d'une pièce d'un euro. Elle m'a proposée de retirer ce grain de beauté (ah ah ah, euh... non). Car pour elle, c'était un grain de beauté. Alors devant mon refus, elle m'a conseillée de souvent guetter si un changement survenait : la taille, la couleur. J'ai quitté le cabinet comme j'étais arrivée : dans l'indifférence totale. Tant qu'on ne me disait pas avec une voix et des mots alarmants : c'est un mélanome, faut le retirer sinon tu vas mourir, moi hein, bah j'm'en foutais un peu. Mais à chaque douche, je vérifiais bien mon grain de beauté même si je m'étais habituée à n'y voir aucun changement au fil des années.

Puis, rendez-vous chez une autre dermato il y a un an. J'en ai profité pour lui demander de zieuter mon grain de pas beauté. Et voilà qu'elle m'apprend que c'est une tâche de vieux (ne me demandez pas le nom médical, j'ai préféré retenir ce nom courant pas glam' du tout). T'en as qui ont des tâches de vin sur le pif (salut Jean-Luc) bah moi, j'ai une tâche de vieux au mollet. La seule chose qui change à ma vie depuis cette révélation : rien. Ou alors, un peu soulagée d'apprendre que cette tâche n'est absolument pas à craindre. C'est purement esthétique et elle peut être retirée (ah ah ah, euh... non).


Et si on lisait ?


Le jour-même où je recevais ma Kobo (article à lire ici), je me suis mise à la lecture. La météo aidant, j'ai lu 7 livres en une semaine. Depuis, je suis devenue moins assidue, rassurez-vous.


J'aime lire. Depuis le temps que je le dis, si vous ne le savez pas, c'est qu'il y a un problème quelque part. J'aime lire et j'aime partager mes lectures. Ou plutôt, j'aimerais. Les rares fois où je me suis lancée dans l'exercice, ce fut les articles les moins lu de tous ceux du blog. Pourtant, rare que je lise des bouquins de merde, rares sont mes impressions négatives. Alors, je refais une tentative.

J'aime lire mais pas n'importe quoi. Je voue une préférence pour les témoignages. Ces histoires vraies qui m'arrachent facilement une larme. J'ai également plus facile à me mettre dans la peau de la personne, sachant que ce qu'elle raconte de son existence est beaucoup moins romancé qu'une histoire créée de toute pièce dans un esprit.

"Là où le soleil disparaît" - Corneille

Commençons d'ailleurs avec l'autobiographie de Corneille. Je n'en suis pas particulièrement fan mais comme beaucoup de français, j'ai adoré ses premières chansons et sa jolie voix. De sa vie privée, j'ai retenu qu'il avait échappé au génocide rwandais, seul survivant de sa famille, grâce à un canapé. Mais le reste ? Je l'ai découvert dans ce témoignage que j'étais loin d'imaginer. Pour faire simple : ce sont ses narines qui l'ont sauvé de son propre pays. Oui, vous avez bien lu : ses narines. C'est pour ça que ce livre mérite d'être lu. Il ne se résume pas "Salut, je suis Corneille. Ma famille s'est pris des balles pendant que j'étais caché derrière le canapé. Aujourd'hui, je chante et sors des disques". Je pense qu'il aurait aimé vivre cette situation ainsi. Mais entre son adolescence et son album numéro 1 des ventes, il y a un long parcours que je ne pouvais imaginer aussi long et difficile. La troisième partie du livre, c'est Corneille l'artiste, mari et père qui parle. Et là encore, il ne faut pas croire que c'est tout beau tout rose. Les paillettes sont éphémères et masquent pas mal de choses.

NOTE : ♥♥♥♥
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"9m²" - Vanessa Cosnefroy

Place au témoignage de Vanessa Cosnefroy qui raconte ses années derrière les barreaux. Elle a joué, elle s'est fait prendre. Faut payer. Vanessa faisait partie d'une bande de voleurs. Ils ouvraient des comptes, déposaient de faux chèques et récupéraient l'argent au distributeur. La belle vie jusqu'au jour où les flics furent plus malins qu'eux. Commencent des années de prison, trimbalée à droite et à gauche. Elle devra vite s'imposer si elle veut tenir. Elle va se forger un caractère qu'elle n'aurait sans doute pas eu à l'extérieur. Elle va se montrer violente tant verbalement que physiquement. Peut-on le lui reprocher ? Je dirais oui. La lecture m'a un peu gêné dans le sens qu'elle a tendance à se plaindre de son sort. Elle provoque et elle crie ensuite à l'injustice. J'avoue avoir eu du mal avec ce comportement. Même le journaliste à qui elle raconte son histoire chaque dimanche, à la terrasse d'un bistrot parisien, se demande à quoi mène tout ça si ce n'est que tourner en rond et recueillir ses plaintes. En même temps, on se doute bien qu'elle ne va pas raconter licorne et paillettes dans le milieu carcéral mais se plaindre de son sort, ça gâche un peu la lecture. Ceci dit, c'est un témoignage sympa si vous souhaitez découvrir la vie derrière les barreaux, avec d'autres femmes, avec les surveillantes etc... Mais, entre nous, je pense qu'il y a meilleur témoignage (même si, je sais, chaque expérience est unique).

NOTE : ♥♥
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"Le mystère de la chambre jaune" - Gaston Leroux
Cette histoire, proposée gratuitement et dans son intégralité, m'a fait penser au jeu Cluedo. Une pièce, un meurtre, plusieurs suspects. C'est le cas dans ce livre où le jeune journaliste Rouletabille va devoir percer le mystère de la chambre jaune. Une femme est retrouvée victime d'un assassinat. Or, la fenêtre est fermée, ornée de barreaux et la chambre est verrouillée de l'intérieur. L'enjeu est de savoir comment l'assassin a-t-il pu s'enfuir. J'avoue que la lecture fut longue mais l'histoire est tellement bien ficelée que t'as qu'une envie : connaître l'auteur de la tentative d'homicide.

NOTE : 
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"Heureusement que vous êtes là Cécile !" - MD Jane

Le résumé me plaisait moyennement d'autant plus que la couverture donnait une idée de ce qui allait suivre. Un couple se retrouve sans femme à tout faire du jour au lendemain. Cécile, sans emploi, la remplace au pied levé. Et à voir la couverture dessinée de lingerie, de rose, de champagne, je n'ai pas eu de difficulté à comprendre que l'employé et Cécile vont avoir une aventure. Mais ce qui m'a également gênée dans la lecture, c'est que Cécile, dès les premières pages, paraît une jeune femme triste, solitaire, simple. Et rapidement, elle finit aguicheuse, comme si elle l'avait toujours été. Sans oublier la dizaine de fautes que j'ai pu trouver et franchement, ça gâche un peu la lecture.

NOTE : ♥♥
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"Burn-out" - Stéphane Fatrov

Et pour finir, le meilleur pour la fin parce que j'ai ADORÉ ce bouquin. Franchement, j'ai rigolé tellement c'est bien écrit et que je n'ai pu m'empêcher de visualiser les scènes. Ca se lit très vite, c'est loufoque à souhait ! Je suis déçue que ce fusse si court, j'en réclamais encore à la dernière page. Si vous voulez vous marrer, n'hésitez pas !


NOTE : 
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Peine perdue


Parfois, dans mes moments de déprime, de remise en question et que sais-je encore, je demande si je ne devrais pas aller voir un psy. Pourtant, je ne suis pas adepte de ce genre de médecine. D'autant plus que je n'en ai pas gardé de bons souvenirs.

Ma première rencontre avec un psychologue, c'était une jeune femme. Très sympathique, qui m'a de suite mise à l'aise. J'ai décidé de consulter un psy, à la fin de mes études, pour prouver à ma mère que je n'allais pas bien. Vu qu'elle ne m'écoutait pas et donc, ne me croyait pas, je me suis dit que si j'allais voir une personne qualifiée, elle me prendrait au sérieux. Bon, ça n'a pas eu l'effet escompté puisque trois séances plus tard, ma psy m'apprenait qu'elle partait en congé maternité et que j'allais avoir une remplaçante. Du coup, je n'avais pas envie de recommencer mon blabla... J'ai donc fait avec. Ou plutôt, sans.

Le second psy me fut conseillé par une amie à ma grand-mère maternelle. A cette époque-là, ma mère et moi nous étions rapprochées de la confidente de Mamie qui, aux dires des médecins, n'avait plus que quelques jours/semaines devant elle. Sa grande amie nous a donc pris sous son aile pour traverser ce moment pas des plus joyeux (Mamie est finalement morte 4 ans plus tard)... J'ai pris rendez-vous chez le psy de cette amie. Un homme, vieux et froid. Le contact chaleureux n'était vraiment pas là. Pour ne pas perdre de temps durant cette première séance, je lui ai tout déballé. Et ce déballage a été reporté à cette dame. Secret professionnel totalement violé. Autant dire que ce psy ne m'a plus jamais revu (tellement déçue que je n'ai même pas fait de scandale (qui n'aurait finalement mené à rien)). Cette grande amie, je ne l'ai plus revu non plus et j'ai donc gardé un goût amer de mes deux expériences avec des médecins psychologues (bien que je ne mette absolument pas tout le monde dans le même panier).

Quand on y réfléchit, aller voir un psy n'était pas fait de manière naturelle. Ca ne venait pas vraiment de moi. L'envie n'était pas là. J'y allais pour montrer à mes proches que je n'allais pas bien. Y a les suicides (pour mon cas, il s'est terminé en un appel au secours (Bim ! Révélation !) sinon je ne serai pas là à écrire) mais je connaissais déjà tellement bien ma mère à cette époque que je me suis dit que l'approche serait peut-être mieux avec un psy (quelle naïveté je nourris dites donc).

Et quand ce ne sont pas les psy, ce sont les voyantes. Ma mère en est adepte. Elle y allait environ une fois par trimestre. Elle ne jurait que par une. Elle a fini par me faire céder et je suis allée la voir. J'y allais par curiosité (et pour savoir si j'allais avoir mon Bac). Cette dame m'a bluffé car elle a découvert des choses que je n'ai jamais dites à personne et surtout, j'avais bien fait en sorte de ne pas lui faciliter la tâche. Mais, ce n'est pas pour autant que je suis revenue chez elle par la suite. C'est une expérience qui m'a laissée bizarre. Que l'on puisse lire en moi, qu'une étrangère me connaisse aussi bien, je me suis sentie violée et ça m'a profondément gênée...

Mais voilà, je reviens de Belgique, je ne suis absolument pas bien et ma mère me décide à aller consulter une autre voyante et j'ai été servie. Une bien belle manipulatrice. J'étais faible, elle en a bien profité. Elle m'a dit ce que je voulais entendre à cette époque-là : Je vais finir par m'aimer car je vais retrouver mon poids d'avant. Mon ex va revenir me chercher car il aura pris conscience de son amour pour moi. A 32 ans, je serai mariée avec deux enfants, je ferai le boulot dont j'ai toujours rêvé. Bref, en parlant de rêve, elle m'en a vendu (sauf pour les gosses).

Là encore, je ne mets pas toutes ces personnes dans le même panier. Je continue à croire qu'il y a des personnes avec de véritables dons mais elles restent une minorité face à ces arnaqueurs. Le fait est que la voyance, ce n'est pas non plus fait pour moi.

Tout comme les antidépresseurs. Car je ne suis pas suicidaire, ni dépressive. Souvent déprimée. Mais pas au point de consulter. J'ai de très grandes faiblesses que je n'arriverai je pense jamais à soigner. Un coup de pied au cul est censé faire bouger. Chez moi, il m'enfonce. Rencontrer des gens me bloque car j’emmagasine trop les déceptions. Ca m'affecte beaucoup sur le plan moral mais surtout, sur la confiance que je n'arrive pas à apprivoiser. Cette confiance en moi, je sais que j'en ai une, enfouit quelque part. Elle changerait tellement ma vie si je la trouvais... Mais il y a encore et toujours ces paroles, ces regards et ces actes de ma mère qui me font rappeler que quoi que je dise, quoi que je fasse, je suis indéfiniment une cause perdue...