Mais t'es qui toi ?!

vendredi 9 octobre 2009 Ingrid | Mémorables oublis 2 Comments

Hier soir, en rentrant de ma balade bout' boutienne, je me suis fais interpeller. Il m'a appelée par mon prénom. Seul hic, je ne l'ai pas reconnu. De plus, il était dans une clio blanche, garée sur la place. Je ne connais pas ? Je ne m'avance pas. Mais maintenant, ça me turlupine. Qui était-ce ? Je ne fréquente absolument personne dans ma ville. Qui pourrait donc bien me connaitre au point de m'interpeller ? Qui plus est par mon prénom ? J'ai fais celle qui n'avais rien entendu mais si j'avais su que ça me travaillerait autant, je me serai approchée. Peu avant ça, j'ai découvert un SDF, couché devant l'entrée d'un magasin. Ca m'a choquée. Non pas que j'en ai jamais vu. J'en ai même côtoyé quelques uns lors de mes séjours à Paris et Liège. Mais dans ma ville, c'est bien la première fois. Prendre conscience que la vie est de plus en plus difficile pour plus en plus de monde. Et que ma ville n'ait pas été épargnée, c'est déstabilisant à voir. Ca se peut, c'est quelqu'un que je connais, tout du moins de visage ou de nom. Ici, c'est une petite ville. On a facile à se croiser, à entendre des choses sur chacun d'entre nous. Mais que je connaisse ou pas, ce n'est jamais plaisant de voir un homme (ou une femme) passer sa nuit autre que sous un toit. Et l'hiver approche. Et comme chaque année, le même combat avec moins d'espoir au fil du temps : changer le monde...

2 commentaires :

  1. _ Il y a en beaucoup dans ma ville. Je les croise tous les matins, ou tous les soirs ; ça dépend. Il y a des périodes où je les vois souvent, toujours aux mêmes endroits, seuls contre le monde ; et puis du jour au lendemain : plus rien. Ils ne sont plus là. Je me demande souvent s'ils sont partis ailleurs, dans une autre ville ou ailleurs, dans un autre monde . . .

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  2. Ca me rappelle ma période à Paris. Il y avait un couple de SDF qui avait pris pour "logement" un abri de bus au pied de mon travail. Pas très sympathiques malgré mes quelques donations alimentaires (ils voulaient du vin et des clopes) plutôt que mes sandwichs, boisson non alcolissées). Puis un jour, il en est resté plus qu'un... Je pense que son ami s'en est allé... C'est triste comme s'ils n'étaient déjà pas assez seuls comme ça.

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