Material girl

mardi 7 décembre 2010 Ingrid | Mémorables oublis 7 Comments



Je me suis rendue compte que j'étais matérialiste lorsque je me suis mise à vendre des biens sur Internet. Je pense alors à ma chaîne HIFI. Mon tout premier cadeau offert par mes parents en dehors de Noël et de mon anniversaire. Je l'adorais. J'étais fan du chargeur 5 CDs, de me réveiller avec une musique autre que la radio ou la sonnerie de mon réveil. Elle n'avait aucune rayure, j'enregistrais des K7 (oufti le coup d'vieux tout d'un coup). Mais voilà, on est en 2010 et franchement, qui utilise encore sa chaine HIFI pour écouter de la musique ? Il suffit simplement d'allumer le PC. La mienne traînait dans une pièce, non branchée, depuis 6 ans. Alors je me suis décidée à la vendre et lorsqu'elle a trouvé preneur, j'ai un peu regretté mon acte. Oh, ça n'a duré que quelques minutes. Les souvenirs et années passés avec elle se sont vite envolés.

Puis dernièrement, ce fut au tour de mes livres. Environ 70/80 romans policiers grand format. Je les dévorais. Je m'en procurais 7 tous les 2 mois (c'était si peu mais je ne pouvais pas aller au-delà de la publication). Ils sont restés neufs, en parfait état. Couverture propre, non cornée. Pareil pour les pages. Et voilà qu'il y a 2 semaines, je m'en suis séparée. Presqu'un an qu'ils étaient en vente et je ne trouvais pas preneur jusqu'à ce que quelqu'un débarque et me les prenne tous. Financièrement, ça fait plaisir. Mais voilà, même chose que pour la chaîne, ça m'a fait bizarre de me dire "Ça y est, je vais m'en séparer". Je suis allée les rechercher au grenier, je me suis souvenue de certaines couvertures, quelques histoires et de ses longues heures passées sur le balcon, dans mon lit ou à la table de la cuisine avec mon thé à les lire. Malheureusement, j'ai gardé une très bonne mémoire et je ne trouvais donc aucun plaisir à relire des romans dont je me souvenais du dénouement. C'est avec un petit pincement au coeur que je m'en suis séparée au bureau de Poste, direction le Nord-Est. Je les ai soigneusement emballé dans des sacs poubelles, eux-même placés dans un carton enfermé de 50 tonnes de scotch. J'espère que la personne qui les recevra aura ce même plaisir de les lire.

7 commentaires :

  1. J'ai moi-même encore la chaine Hi-Fi 5 chargeurs (!) que mes parents m'ont offert plus jeune, sans doute pour un anniversaire ou une année de réussite scolaire. Elle est tjs dans ma chambre, chez eux, non-utilisée mais comme toi, je pense que j'aurais du mal à m'en séparer pour tout le côté symbolique et souvenirs :)

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  2. Ce n'est pas du matérialisme pour moi. Il y a des choses qu'il vaut mieux rendre que de les garder, juste pour dire garder!

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  3. je pense comme lalydo, ce n'est pas du matérialisme. tu n'as plus usage et tu le revends, c'est normal. Et puis, il vaut mieux revendre que tout garder compulsivement !

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  4. Moi aussi j'ai des trucs à vendre, notamment des livres sur le journalisme, qui pourrissent sur e bay et autres Amazon et qui ne trouvent pas preneur ... :(
    Et pourtant, c'est sans remords aucun que je les vends ! :)

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  5. Arrête, j'ai encore DEUX chaines hifi : une dans le salon (avec seulement un CD) et une dans ma chambre, qui fait LECTEUR CASSETTE :)
    Et oui, je suis une vraie mamie... (pourtant c'est toi normalement la mamie, pas moi ;))
    Bisous!

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  6. Je vends toutes mes affaires car
    1. Ça peut servir à quelqu'un à moindre coût
    2. Ça me permets de me faire plaisir avec l'argent gagné
    3. Ça évite de stocker tout et n'importe quoi
    Donc take it easy ;)

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  7. pour moi ce n'est pas du matérialisme. J'ai fait pareil, du moins je fais pareil avec certaines choses, des livres, des produits que je n'utilise plus, et je me dis surtout que ça leur donne une seconde vie, ça me fait de la place aussi et de l'argent pour acheter de nouveaux livres...

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