Rabibochage

mardi 12 avril 2011 Ingrid | Mémorables oublis 9 Comments


Souvenez-vous, il y a deux semaines, je vous racontais que je n'étais plus heureuse dans mon couple. L'omniprésence de son pote me pesait et j'avais l'impression d'avoir calqué ma vie sur la sienne sans qu'il en fasse de même. Je lui en avais fait part. Depuis presque un mois. Par lettre, par téléphone et aussi par discussions de vive voix. Il m'a écoutée, a acquiescé mais il n'a pas pris pour autant mes alertes au sérieux. Car oui, notre couple frôlait la rupture. Et ce fut le cas la semaine dernière. Je l'ai quitté. J'étais démunie. Je ne savais pas comment faire pour qu'il ouvre les yeux. Alors quel moyen efficace autre que la rupture pour qu'il comprenne qu'il y avait un problème ?

Je l'ai donc quitté un samedi (il y a 10 jours). Assez brutalement, je le reconnais. On s'était prévus une journée. Il savait combien elle était importante pour moi. Pour nous retrouver. Mais il a merdé. Il m'a dit à 10h (heure à laquelle je pensais qu'on partirait) qu'on s'en irait à 14h car son frère venait manger. Frère qui vient quasi tous les week-ends et qui n'a pas besoin de Fred pour manger. Bref, je l'ai mal pris. J'y ai vu une journée gâchée. Je suis même allée jusqu'à me dire que son frère était un échappatoire.

Alors je suis partie. Le soir, il m'a demandée à ce qu'on se voit le lendemain pour qu'on puisse en discuter. C'est les yeux rouges qu'il est passé me chercher. Il n'avait pas dormi. Il avait beaucoup pleuré. Il nous a promené en ville durant 20 minutes, où j'ai pu déballer une fois de plus ce qui n'allait pas. J'ai évité son regard. Je savais qu'il avait les larmes aux yeux. Et je ne voulais pas, dans un moment de faiblesse, d'attendrissement, me mettre également à pleurer et tout pardonner, tout oublier. Ce n'était pas une solution. Alors je suis restée froide et j'ai débité ce que j'avais à dire sans hausser la voix. Mais il n'a rien répondu. Il a encaissé sans broncher... Lorsqu'il m'a déposée devant chez moi, je lui ai demandé s'il avait quelque chose à répondre à tout ça. Il m'a répondue "Tu dis ne plus y croire alors pourquoi je me battrai ?". Je l'ai mal pris. Je l'ai regardé, il pleurait. Je me suis mise à pleurer, je suis sortie.

Aucun SMS pour terminer cette triste journée. J'étais déçue. Je m'en voulais d'avoir cru en lui. Je lui en voulais de m'avoir fait croire qu'il m'aimait.

Ce n'est que lundi, durant sa pause de midi qu'il m'a contactée. La nuit lui a apparemment porté conseils : il ne voulait pas me perdre. Il reconnaissait ses erreurs. Il a merdé. Je lui fais rappeler que je ne veux pas qu'il change. Car personne ne change vraiment. Comme on dit "Chassez le naturel...". Je lui demandais simplement d'accorder moins de temps à son pote et à sa passion et d'utiliser ce temps de gagné pour notre couple. Je lui ai dit de bien réfléchir car je refuse de lui laisser une seconde chance pour qu'au final, il ne se bouge pas. Je le vivrai mal...

Durant les deux jours qui suivirent, on ne se donna aucune nouvelle. J'ai eu des échos par ma mère qu'il s'était fait engueuler par son entourage (sa mère à qui je ne lui ai jamais fait part de mes problèmes, avait deviné les raisons de mon départ). Tout le monde était d'accord avec moi. Fred a merdé et je ne demandais pas la lune.

Mercredi soir, on se retrouve au resto. Je voulais qu'on soit dans un endroit neutre afin de pouvoir parler librement mais surtout écouter ce qu'il avait à me dire. Sans rentrer dans les détails, il a compris le message. Il était dans son monde. Il reconnait que j'ai fait des concessions pour lui, que je me suis intéressée à sa vie, sa passion, ses amis mais que de son côté, il n'avait pas vraiment bougé. Il avait lui-même installé une routine des plus ennuyeuses, des plus planifiées. C'est avec les larmes aux yeux qu'il s'est excusé et qu'il allait changer les choses. Et vous n'imaginez pas le sourire qu'il a affiché lorsque je lui ai donné cette seconde chance.

Mais il n'y en aura pas une troisième. Il le sait. Je refuse de retomber dans le cercle vicieux du "Je gueule durant une semaine pour que tu m'accordes un peu d'attentions de quelques heures". Il sait donc ce qu'il lui reste à faire. Je reste optimiste en espérant qu'il ne foirera pas prochainement... En tout cas, c'est bien parti et le hasard faisant bien les choses, il s'est retrouvé en repos forcé de 2 semaines (car pas trop de boulot suite aux évènements japonais). Du coup, ces "vacances" tombent au bon moment afin de profiter l'un de l'autre mais surtout, qu'il me montre combien il est remplit de bonnes volontés à ce que je redevienne heureuse. Comme au premier jour...

PS : Désolée pour l'incompréhension de la semaine dernière. L'article "Je+Il=Nous" précédent l'annonce de ma rupture ne devait pas être publié mais j'ai fait une fausse manip' et trop tard pour la réparer... Mais bon, c'est du passé maintenant ^^

9 commentaires :

  1. J'espère que cela va repartir sur de bonnes bases. Le dialogue est très important...

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  2. C'est quelque chose de très personnel; il m'est donc impossible de donner mon avis. J'espère juste que ça va aller mieux et que ça ne se reproduira plus.

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  3. Ahahahah, te laisse pas avoir comme moi ^^, surtout pour 6 mois de bonheur pour que tout se rebarre en sucette en un week-end...

    Si tu savais comme il me manque, mais je sais que lui et moi c'est plus possible... Horrible.

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  4. Je vais croiser les doigts pour que ça se passe bien pour toi...mais je trouve que tu as eu 100% raison de réagir comme ça!

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  5. Les choses s'arrangent, enfin reste à voir s'il fera les efforts. J'espère que ça se passera bien !

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  6. Ma copine me fait ce genre de caprices, j'arrête tout de suite tout... Même si je l'aime

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  7. Je ne sais pas trop quoi dire après un tel article...

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  8. J'espère que tout se passera bien cette fois.

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