De bons voisins

vendredi 28 octobre 2011 Ingrid | Mémorables oublis 5 Comments


Lorsque je suis arrivée là où j'habite encore, mes parents avaient à peine la trentaine. J'allais sur mes 8 ans et mon frère, ses 2 ans. Mes parents avaient acheté une bien belle maison, même un peu trop grande. Bien située, elle allait devenir notre lieu de rendez-vous durant une bonne partie de notre vie.

Quelques jours après notre emménagement, mes parents (car mon frère et moi étions trop jeunes pour nous en apercevoir) ont remarqué que les voisins étaient un peu hostiles quant à notre venue. Il faut dire que la rue où nous sommes est une rue de petits vieux. Retraités et/ou veufs, vivant là depuis des dizaines d'années. Alors forcément, quand on voit débarquer un jeune couple avec deux enfants en bas âge, on se dit "Et merde". Genre les enfants vont être gueulards. Puis quand ils vont grandir, ce sera le ballon dans les jardins et les fleurs. Sans oublier les parents qui inviteront du monde donc ça fera du bruit etc...

Au fil des années, ces mêmes voisins se sont vite rendus compte que nous n'étions pas ainsi. Jamais nous n'avons eu de soucis avec eux. Ils ont vite remarqué que nous n'étions pas des enfants turbulents et que les parents vivaient leur vie tout en respectant celle des voisins.

Avec le temps, notre voisin le plus proche est devenu proche, justement. On parle beaucoup de jardin et de cuisine. On parle parfois d'animaux. Puis, depuis 3/4 ans, il s'est encore plus rapproché de nous lorsqu'on lui a appris la maladie de mon père. Non pas par pitié. Il est vraiment peiné que ça soit tombé sur mon père. Comme il le dit souvent "C'est malheureux. C'aurait été plus logique que ça tombe sur une personne de mon âge (73 ans)".

Ceci dit, on peut rester 3 semaines sans se parler et se voir plusieurs fois en une semaine. Il nous offre des légumes et des fruits car il sait qu'avec nous, ça sera cuisiné de bon coeur (et qu'il a droit à une part en remerciement).

On se respecte et on s'apprécie. On échange nos astuces culinaires voire médicales. On parle de la pluie et du beau temps. C'est très agréable d'avoir une telle relation avec son voisin (les autres aussi mais nous sommes moins proches). Malgré tout, on ne va jamais chez l'un ni chez l'autre. On se contente de rester sur le pallier. On garde une certaine distance...

Je n'imagine pas m'installer dans une maison où je serai en guerre avec les voisins. Les insultes, les crasses, les menaces etc... La vie est déjà tellement stressante qu'on a pas besoin d'en avoir une couche supplémentaire en rentrant en fin de journée.

J'ai de bons voisins. Et je sais à quel point je suis enviée par certains d'entre vous.

5 commentaires :

  1. C'est vrai qu'une telle relation avec u voisin pendant des années ça doit être vraiment super. C'est plus agréable d'avoir de bons rapports avec ses voisins que de vivre une guerre quotidienne avec eux. On a mieux à faire dans la vie pour se fatiguer avec ça en plus !

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  2. Autant à Paris je ne connais pas mes voisins, mais à l'appart à Tours on a une voisine de 85 ans qui est géniale. On se donne des coups de main, elle nous invite parfois pour le quatre heures, nous apporte un petit dessert quand nous sommes là le dimanche... Bref c'est très agréable! C'est superbe d'être comme ça à son âge alors que trop svt ils sont ronchons et aigris!

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  3. Depuis quelques mois je peux enfin le dire aussi! Ce qui n'est pas le cas avant avec un c*****d qui mettait sa musique à fond tous les WE!

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  4. les voisins, c'est un peu un coup de chance... Dans le quartier où j'habite avec mes parents en Belgique, on a de bonnes relations mais sans plus avec l'un de nos voisins et avec l'autre, c'est hyper tendu (faut dire qu'il est pas toujours très réglo, mes parents ont même été en justice de paix, c'est dire). Ici, en Espagne, la plupart du temps mes contacts avec les voisins se limitent à un bonjour au revoir dans l'ascenseur ou le hall. Je suis pas quelqu'un qui commence la discussion mais si la personne le fait, je réponds.

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  5. J'ai la ,chance de vivre en plein milieu des champs donc avant d'aller étudier à la fac, je ne connaissais pas le concept des voisins. J'ai juste du mal à supporter les bruits de pas au-dessus de ma tête parfois mais je n'ai jamais lié vraiment d'amitié avec mes voisins.

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