Craquotelio

mardi 17 janvier 2012 Ingrid | Mémorables oublis 8 Comments


Il y a un an, jour pour jour, je ramassais le corps sans vie de mon Berlioz. Cinq jours après, j'accueillais Craquotte. Et bien qu'elle soit la race dont je rêvais tant, ça ne fait seulement que 2/3 semaines que j'ai fini par l'apprécier. A sa juste valeur.

Non pas que je l'ai rejeté. Mais elle n'était pas Berlioz. J'ai fait l'erreur durant des mois de la comparer à lui. Je nous ai mis une sorte de barrière entre nous. Je ne voulais pas m'attacher à elle comme j'étais attachée à Berlioz.

Il y a quelques mois, Craquotte c'était... ouais, sans plus. Elle est mignonne, drôle mais ça s'arrête là. Et c'est seulement le mois dernier que j'ai finit par vraiment la découvrir. A ranger Berlioz dans ma boite à souvenirs et aller de l'avant.

Oui, pour ceux qui ne comprennent rien à l'amour des bêtes, j'ai mis presque un an pour faire mon deuil.

Bref.


Craquotte me suit partout. Elle dort avec moi. Mes parents ont l'impression de ne plus avoir de chat. Du jour au lendemain, elle les a zappé pour moi. Où que j'aille dans la maison, elle me suit. Si je m'enferme aux toilettes ou à la douche, elle va s'égosiller durant 10 bonnes minutes pour se décider à m'attendre en silence, derrière la porte.

Craquotte, ce sont des "grou" qu'elle lâche aussitôt qu'elle me voit ou dès que je la caresse. J'adore ça. Craquotte, ce sont des dizaines de tentatives pour la prendre en photo. Craquotte, c'est faire la piscine dans sa gamelle d'eau. Au départ, tu râles pour ensuite, en rire. Craquotte, c'est une belle et jeune Maine Coon affectueuse qui a son caractère. Et je n'avais pas le droit de la comparer à Berlioz.

Nous sommes devenues fusionnelles. Elle ne vit qu'avec moi, ignorant les appels de mes parents, dans l'espoir de l'avoir avec eux, devant la télé ou au lit. Elle a décidé qu'elle ne me lâcherait pas les baskets.

Elle me donne l'impression que, malgré ma présence et mon attention, elle n'est pas complètement comblée. A moins que ce soit moi qui me suis mise cette idée en tête. Le fait est que ma mère m'en a mis une : celle de lui trouver un compagnon de jeu. Car oui, j'ai beaucoup de temps libre à lui consacrer mais c'est bon pour quelques minutes par-ci par-là. Et je n'ai pas pris Craquotte pour la bombarder de jouets afin qu'elle joue toute seule.

Je m'égare...

Je disais donc... Ma mère m'a subtilement parlée d'un second chat. Mais bizarrement, me connaissant, ça ne me disait rien. Elle a insisté. Un peu. Beaucoup. Pas de trop. J'ai cédé. Alors j'ai parcouru le coin qu'est bon. En même pas deux minutes, je suis tombée sur une annonce qui me plaisait fortement. Le lendemain, je passais une heure au téléphone avec l'éventuelle ex-maîtresse de celui qui s'appelle Elio. J'étais conquise.


Elio, c'est un Maine Coon mâle comme je les aime (et comme j'espérais avoir mais à cette époque, il ne restait plus qu'une femelle : Craquotte). Elio va sur ses 3 ans. Son poids varie entre 7 et 8kg. Il frôle le mètre en longueur et ses poils font en moyenne 15cm. Il est beau. Il est grand, carré, poilu, un poitrail prononcé, des couleurs que j'aime bien et un quelque chose qui me rappelle Berlioz.

Je vous arrête net. Je ne cherche pas un chat pour me faire rappeler Berlioz et encore moins remplacer Craquotte. Je cherche un second chat. Pour me rappeler l'époque où j'en avais plusieurs, où c'était un bonheur de les voir jouer ensemble, se faire la toilette, squatter différents coins de la maison etc... Même si j'apporte beaucoup à Craquotte, je ne peux pas lui apporter ce qu'un autre chat peut lui apporter.

Elio est donc adulte. Je n'aurai donc pas la surprise de son apparence lorsqu'il grandira. D'accord, les chatons, c'est cro mignon tout plein. Le prix l'est beaucoup moins. Il est stérilisé et vacciné. Des frais en moins. Son éducation a été faite. Du boulot en moins.

Il est mon cadeau pour mes 30 ans. Avec 3 mois d'avance.

Elio est à la maison depuis samedi. Le contact avec Craquotte ne fut pas des plus chaleureux mais c'est normal. J'avais une crainte énorme que Craquotte me fasse une crise de jalousie. Gagné. Ca fait quelques jours mais ils se découvrent encore. Elio a pris ses marques avec timidité. Craquotte peine encore à partager ses gamelles.

Son ancienne maîtresse a dû se séparer de lui pour des raisons personnelles. Sur ses 4 chats, Elio était le plus logique à se trouver une nouvelle famille. On s'est promis de rester en contact par photo et téléphone. Elle m'a assurée qu'il était une crème et que je deviendrais sa seconde mère de substitution. Elle n'a pas menti.

Ah et sinon, il ne sait pas miauler. Il sort un son comme le serpent. L'agressivité en moins. J'ai du mal à m'y faire. Il ne sait simplement pas exploiter ses cordes vocales. Et lorsqu'il joue, il renifle comme s'il allait éternuer. Là aussi, faut s'y habituer. Ainsi qu'à son ronron silencieux. Mais ça ne l'empêche pas d'être très câlin et il donne beaucoup de sourires à mon père.


PS : Pour ceux et celles qui aiment les miaous, il y a toujours mon Flickr. Inutile de préciser qu'Elio sera la vedette de ces prochains jours...

8 commentaires :

  1. Ahaha ! Junko aussi ne savait pas miauler, ça fait trois mois seulement qu'elle a compris le principe et l'exploite comme Craquotte, sauf que 10 minutes ne suffisent pas pour lacher prise, elle est capable de miauler de 6h à 9h le dimanche matin pour me réveiller et que j'aille lui ouvrir la porte.
    Je ne suis pas tortionnaire mais il y a un moment où j'espère qu'elle va abandonner et me laisser enfin dormir... mais non.
    C'est toujours mignon les petites bêtes à poils, moi j'aimerai un angora/chartreux comme mon Mooshkarroz...

    Ils sont très beaux tes chats, et ils ont l'air adorables !

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  2. Je comprends ton amour pour les animaux. J'avais un lapin, il est mort il y a quelques années déjà. Un an après, pensant que j'avais achevé mon deuil, j'ai acheté deux gerbilles...et j'ai regretté ma décision pendant au moins 2 à 3 semaines. J'en suis arrivée à les détester alors qu'elles n'avaient rien demandé, je voulais les ramener ou les donner, tant que je trouvais un moyen de m'en débarrasser. Mais je n'ai rien fait de tout ça parce que les avoir était ma décision et que c'était logique que j'assume jusqu'au bout.
    Petit à petit, je me suis habituée à elles et je les aime !

    Voilààààààà, tu as eu droit au pavé de ma vie inintéressante !

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  3. J'avais râté ce billet là moi ! Il est beau ton nouvel ami ! Craquotte semble avoir bon caractère... Inutile que je tente de faire accepter quelque animal que ce soit (même bébé) à Mia !

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    1. Craquotte a été une vraie saloperie durant une semaine. Heureusement, elle n'attaquait pas. Peut-être aussi parce qu'ils sont tous les deux castré/stérilisée ? Et j'ai presque ignoré Elio les 2/3 premiers jours et je me suis surtout concentrée sur Craquotte afin que sa jalousie s'efface. Depuis 2 jours, ça marche et c'est que du bonheur de les voir jouer ensemble ^^

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  4. Elio et Craquotte sont vraiment magnifiques! quelle chance d'avoir de si beaux chats!

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  5. Oooh qu'ils sont beaux! Moi qui adore les chats, ceux là sont magnifiques et ont l'air rigolos :) J'espère que la cohabitation va se faire se mieux en mieux :) Bisous!

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  6. La chance d'avoir ces 2 chats! Ils sont magnifiques vraiment! Tu as très bien fait de chercher un compagnon à ta petite Craquotte. Mon Calli semble parfois un peu s'ennuyer tout seul...

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  7. Oooh, qu'ils sont beaux ces main coon!
    Je suis très heureuses avec mes deux chafous "no-race", mais c'est vrai qu'un chat de race comme ça, ça fait rêver!

    En tout cas, ils ont l'air heureux sur ces photos. J'espère que Craquotte trouvera en Helio un compagnon indispensable!

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