Bienvenue au 32

mardi 20 novembre 2012 Ingrid | Mémorables oublis 6 Comments

Pour celles et ceux qui me suivent sur la page Facebook du blog, c'est par ici, vous étiez les premiers à savoir que j'ai fait un barbecue le jeudi 1er novembre.

Oui, vous avez bien lu : barbecue. 1er novembre.

Je me suis dit que vous deviez me lire avec de gros yeux, vous dire que je suis cinglée etc... Sachant que dans les brèves de la veille, j'avais raconté que le week-end précédent, j'en avais également fait un.

Alors, avant que tout le monde se dise que je suis barge, un article s'impose.

Lorsque j'ai rencontré Fred, il n'a mis que quelques jours pour me parler de sa cabane, surnommée "Le 32" (j'y viendrais plus tard sur la petite histoire). Ses parents ont un grand talus derrière leur maison. A l'époque, il était impraticable. Seuls régnait ronciers, mauvaises herbes et quelques pins.

A l'adolescence, Fred a décidé de prendre les choses en main car ça le titillait de (sa)voir que la moitié du terrain était utilisée. Il a donc nettoyé le talus et créé des sentiers en épingle afin qu'on puisse aller jusqu'en bas (le fossé).

Mais, ça ne lui suffisait pas. Il a donc entreprit de construire une cabane. Grâce à son père et à quelques amis, il a pu la construire avec uniquement de la récup'. La seule chose où il a dû investir, c'est dans le vernis et l'électricité. Car oui, dans sa cabane, il y a de l'électricité.

Lorsque Fred m'a parlé de sa cabane, je m'attendais à un pauvre abri de jardin tout moche, habité par des araignées etc... Autant vous dire que je n'étais pas si pressée que ça de la voir, cette cabane.

Puis, le jour de ma rencontre avec ses parents, il a bien entendu été obligé que je descende voir cette fameuse construction.

Et là, surprise. Agréablement. J'ai découvert une belle cabane. Une petite maison en bois avec une baie vitrée. Et ce sol en chêne alors que je m'attendais à de la terre, truffée de capsule et mégots. Que nenni ! La table ronde en pierre (tout comme les escaliers) avec sa plaque de verre qui aura supporté bons nombres de chouilles.

Cette cabane a vécu la tempête de 99. Mais Fred ne sait plus vraiment quand il a commencé et terminé les travaux. Cela s'est fait petit à petit. Au départ, il ne voulait faire qu'une table. Puis, à cause des arbres et les feuilles/fourmis/autres qui tombaient, il a dû faire un toit. Pour se protéger du vent, des bâches ont été installées avant de les remplacer par des planches récupérées par-ci par-là. Les fenêtres étaient destinées à la déchetterie mais Fred au pu les récupérer. Par chance, elles s'emboîtaient parfaitement.


Fred a ensuite fait les branchements afin qu'il y ait l'électricité et la radio. Pour le chauffage, un poêle à pétrole fait largement l'affaire.

Quant au barbecue, lui aussi est fait maison. Et lui aussi a du vécu. Une légère fissure mais il tient largement mieux que ceux que l'on peut acheter dans les magasins spécialisés. Pour 300€ environ. Le sien lui a coûté 50. En plus, il a été construit en fonction d'un siège de caddie. On peut donc facilement mettre une vingtaine de saucisses en une seule fois.

Fred est plus que fier de sa cabane. Et il saura tout autant triste le jour où elle boulera. Car elle n'est pas éternelle. Il le sait bien. Donc le rachat du jardin de mon père est le bienvenu. Dès l'été prochain, il construira une petite cabane, moins jolie et sans électricité. Car il faut impérativement un endroit pour profiter des jours d'été et des soirées d'hiver.

Mais, en attendant, on squatte le 32, autant qu'on le peut. Il y a même le rameur d'installé, où je peux en faire sans gêner personne, avec de la musique. Au 32, les amis ont juste à se garer en bas de la route, sauter le fossé et venir boire un petit apéro, faire une bonne raclette, ou bien un barbecue et s'affronter aux fléchettes. Le 32, lorsque tu rentres dedans, comme lors de la canicule, tu avais comme un léger frisson. Car le but de la cabane était d'être cachée sous les arbres. Du coup, l'ombre est au rendez-vous en été. Par contre, lorsque vient l'automne et les arbres dénudés de leurs feuilles, le soleil réchauffe l'intérieur.

Pour en venir à l'histoire du 32, Fred a deux amis, passionnés de chasse. Un soir, l'un appelle l'autre pour lui demander où il est. Ce dernier lui répond qu'il est au mirador 32 (32 pour le quai des Orfèvres, bien entendu). Or, il n'existe pas. Il l'a quand même cherché pendant plus de 2h avant de se rendre compte qu'il s'était fait berner. L'ami était en fait dans la cabane de Fred et depuis, c'est resté le 32.

 

 

6 commentaires :

  1. Ahhh tout devient plus clair !!! C'est la classe tout de même, et il peut en être fier :-)

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  2. Ouaaaaah je suis fan de sa cabane elle a l'air vraiment top, à voir comme ça elle respire les soirées entre potes !!

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  3. Merci pour ce récit que j'ai adoré. Elle a belle allure cette cabane.

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  4. Mais pourquoi elle va pas rester ? Elle a l'air de bien tenir !

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    1. Le bois commence à pourrir à certains endroits. Et Fred ne peut pas changer quelques planches car elles retiennent le talus :(

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  5. Géniale cette cabane! Un lieu qui a l'air presque magique ;)

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