Le souffle coupé

lundi 9 septembre 2013 Ingrid | Mémorables oublis 2 Comments


Lorsque j'ai découvert les Maine coon, j'en suis immédiatement tombée amoureuse. J'aime les chats à poils longs mais il est vrai que la carrure, la grandeur et la beauté de cette race me fascine depuis... C'est donc tout naturellement que Craquotte a débarqué dans ma vie, suite à la perte de mon si cher Berlioz. Puis, ayant été habitués à avoir plusieurs chats avec nous et comme Craquotte n'a que l'intérieur de la maison comme espace de vie et de jeux, nous lui avons pris Elio.

Elio, à la veille de ses 3 ans, était déjà donc un chat adulte. Nous avons évité les chatons car financièrement, je ne pouvais pas me le permettre. C'était notre seul regret de ne pas l'avoir connu dès bébé. C'est tellement mignon...

Elio n'avait aucun problème particulier. Hormis le fait qu'il ne savait pas miauler, ses antécédents ne montraient rien de positif à une quelconque pathologie etc...

Durant l'été, j'ai appris, sur un compte Instagram que je suivais, que la femme avait perdu l'un de ses Maine coon d'un arrêt cardiaque. Il allait sur ses 4 ans. J'en ai parlé à ma mère mais sans plus. Et voilà qu'une dizaine de jours plus tard, c'est Elio qui s'en allait.

Je me suis donc renseignée sur internet et j'ai découvert que les Maine coon étaient sujets à cette maladie : la myocardiopathie hypertrophique. Pour faire simple, lorsque le chat devient adulte, les parois de son coeur s'épaississent. Ce qui peut entrainer des problèmes respiratoires, des souffles au coeur, un mauvais fonctionnement de ce dernier et donc, l'arrêt cardiaque. Cette maladie n'existe pas uniquement chez cette race et peut aussi apparaitre chez d'autres animaux ainsi que les humains.

Je ne vais pas en faire un roman donc je vous invite à lire l'une des nombreuses pages qui traite cette maladie.

Elio est mort d'un coup. Sans symptômes. La veille, il jouait avec Craquotte, se prélassait sur le lit, mangeait bien et aucune gêne respiratoire à déplorer. Lors de ses vaccins au printemps dernier, son coeur battait bien et ses poumons étaient parfaits.

Bien entendu, je ne veux alarmer personne. Cette maladie n'est pas automatiquement détectable. Iago, qui est un chat de gouttière, peut très bien en mourir et Craquotte, qui est une Maine coon, de parents sains, peut ne pas la contracter.

Bref, c'est la faute à pas de chance.

J'envisage avec Maman de tout de même faire les tests adéquats sur Craquotte. Histoire d'être rassurées. Et même si ça ne se guérit pas, on peut toujours améliorer ses conditions de vie par un traitement médicamenteux. Mais on n'y est pas (encore).

Elio n'a pas souffert. C'est déjà ça. Nous lui avons offert une belle mais très courte vie. Surtout que nous l'avions depuis un an et demi. On ne culpabilise pas. On en a juste un peu marre que le sort s'acharne sur nous. Lorsque ce ne sont pas nos chats qui se retrouvent écrasés, ce sont des chats d'intérieur qui meurent d'autre chose.

Le seul reproche que l'on puisse nous faire, c'est d'aimer les chats. Et nous continuerons de les aimer. D'ailleurs, nous en avons repris un. Oui, déjà. Ca ne fera pas revenir/oublier Elio et tous les autres mais ça apportera un peu de sourires dans ces moments difficiles, un peu trop répétitifs à notre goût. Nous aurions pu nous contenter de Craquotte mais nous préférons jouer la sécurité en ayant un deuxième. Au cas où. Car celui qui reste allège la souffrance. Et puis, y a pas à dire mais c'est tellement drôle et mignon de voir des chats jouer/dormir ensemble.

Puis Craquotte n'est pas très câline. Et ça, ça manque beaucoup à Papa qui est quelque peu renfermé/triste depuis le départ d'Elio. Y a pas à dire mais un animal apporte beaucoup de bonheur. Alors raison de plus pour ne pas avoir tardé à en reprendre un. Et il accomplit bien son rôle depuis vendredi soir. C'est tout ce qui compte...

Je vous le présenterai dans un prochain billet. T'façon, à l'heure où je rédige celui-ci, je me connais, je suis certaine que je vous aurai déjà montré sa bouille.

2 commentaires :

  1. Je ne lirai pas ces pages sur cette maladie sournoise. Je veux pouvoir continuer à croire que Mia fera l'objet d'un reportage sur son étonnante longévité, dans 20 ans !

    Je comprends et partage ta tristesse...

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  2. Plein de courage à vous pour surmonter cette épreuve, c'est toujours difficile de perdre un chat et d'autant plus quand ça arrive de manière inattendue comme ça...

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