Thérèse. Et maintenant, Marcel

jeudi 12 septembre 2013 Ingrid | Mémorables oublis 5 Comments


Le soir de la mort d'Elio, ma mère est allée chercher des mirabelles auprès d'un fermer. Au cours de la conversation, il lui apprend qu'il y a plein de chatons à sa ferme et que si elle en veut un, qu'elle ne se gêne pas pour venir et se servir.

Le lendemain, elle m'en a fait part. Non pas que Craquotte ne convient pas, comme j'en ai parlé précédemment, mais un chaton, ça te fait vite oublier la perte de ton chat (ou tout autre animal). Elle m'en a parlé et j'étais d'accord. Pour le bien de tout le monde.

Le lendemain après-midi, direction la ferme. Nous craignons le mal qui nous attendait pour les approcher. J'ai donc pris des jouets et des bonbons de Iago pour les amadouer. Je n'ai pas eu besoin de les sortir car à peine nous nous engagions sur le chemin que nous étions encerclés de chats ! Nous avons même eu de la peine à sortir de la voiture tellement ils voulaient grimper ou se frotter à nos jambes.

Ah mes pauvres petits minous, si je pouvais tous vous prendre, je le ferais sans hésiter.

Je prends directement un chat à poils longs dans les bras. Et vas-y que je te ronronne et me frotte dans ton cou. Ayé, je suis conquise. On a peiné à nous rendre jusqu'au fermier en évitant de tomber ou marcher sur un chat.

J'étais toute folle (inutile de le préciser mais quand même).

Le fermier nous avait parlé de chatons noirs à poils longs. Nous n'avons pas la même notion de grandeur car c'était tous des poils ras. Certes, ce n'est pas le poil qui fait le caractère du chat mais ma mère a toujours flashé sur les chats noirs (surtout à poils longs).

Bon, y a toujours celui qui est dans mes bras (et les petits qui cherchent à grimper après mes jambes pour avoir droit, eux aussi, à des câlins). Quoi ? Il a 3/4 ans ? Mais il est si menu ! Ah ok, c'est une très jeune femelle. Ca ne le fera donc pas. Déjà que Craquotte est dominatrice alors si en plus, on lui refourgue une rivale... Sans oublier que nous souhaitons un très jeune chat pour en faire un chat d'intérieur. Et venir le chercher dans une ferme, c'est un pari risqué.

Les seuls chats à poils longs qui nous plaisaient, étaient adultes. Et, dixit le fermier : j'en ai besoin pour chasser les souris. Nous nous sommes donc contentés de regarder les chatons. Voir ceux qui sont câlins et ceux qui nous fuient.

Bon, une vingtaine de chatons, pas facile de faire son choix. Ils sont tous banals à vrai dire. Du noir, du tigré. Et puis, voilà qu'un chat sort de la ferme. Il ne vient même pas vers nous. Il s'installe sur une touffe d'herbes, au soleil, et entame sa toilette.

Ce sera lui. Ou elle.

Yeux de chien battu, j'impose mon choix. Je veux celui-là. On dirait trop un chat de race du style Sacré de Birmanie/Ragdoll (ou siamois, comme tout le monde dit). Il n'est pas facile à approcher. M'en fous j'ai dit : je veux celui-là.

Après avoir joué avec une brindille (je ne pouvais pas sortir les bonbons sinon tout le monde débarquait), j'arrive à l'attraper. Chouette, un p'tit mec ! Je le rentre directement dans la cage. Il reprendra sa toilette comme si de rien était. Ses potes, eux, étaient curieux ou j'm'en foustistes complet. Mais y en a un qui s'accroche à moi. Un petit noir. Si je ne le caresse pas, il chiale. Si je ne le porte pas, il chiale. Bref : un pot d'colle. Je vous avoue que ce fut très dur de tenir bon. Il n'y aurait pas eu Iago, je l'embarquais sur le champ ! D'ailleurs, c'est dingue comme on s'attache aussi vite car le lendemain, j'avais un pincement au coeur de ne pas l'avoir avec moi (depuis, ça m'est passé sauf en retombant sur les photos pour la rédaction de cet article).

Nous sommes repartis aussi difficilement que nous étions arrivés. En voiture, Nanou était sur mes jambes, en pleine séance de ronrons intensifs. Nanou ? C'est le surnom que ma mère donnait à Elio et elle voulait appeler le petit ainsi. Je n'étais pas vraiment d'accord qu'elle lie les deux chats. Mais j'avais déjà imposé le choix du chaton, je ne pouvais pas me permettre d'imposer celui du nom.

Direction le véto : gale des oreilles, infesté de puces et ventre gonflé. Petit traitement approprié mais sinon, Nanou se porte bien.

Retour à la maison pour les présentations félines. Bien entendu, Craquotte a grimpé sur le frigo et a passé toute la fin de la journée à grogner/cracher. Quant au petit, il a dormi, ronronné, fait ses pompes. Pas si perturbé que ça en fait...

Le lendemain, j'ai appelé ma mère pour savoir comment ça se passait. Papa est content du nouveau minou. Il le cherche et le caresse. Nanou n'est pas si craintif que ça. En tout cas, il est propre. Craquotte n'aura pas quitté le frigo de toute la nuit.

Puis, v'là la discussion sur le choix du prénom. Non vraiment, Nanou, je n'aime pas. Quitte à ce qu'elle le surnomme lui aussi ainsi, faut qu'elle lui trouve un nom officiel. Me demandez pas pourquoi j'ai pensé à Ratapoil. Même si je suis la seule à l'appeler ainsi. Dois-je rappeler que j'adore les prénoms loufoques ?

Et voilà que ma mère suggère Marcel.

Et là, je me dois de vous raconter l'anecdote pour mieux comprendre le titre : ma mère, durant son enfance, a vécu à côté de chez une dame qui s'appelait Thérèse. Elle est toujours de ce monde d'ailleurs. Thérèse est très curieuse, est au courant de tout, a la voix qui porte et elle te dira merde si elle veut. En gros, comme Craquotte qui, forcément, à hériter de ce prénom en tant que surnom. Quant à Marcel, quel était le prénom du mari de Thérèse ? Je vous le donne en mille.

Nanou/Ratapoil s'appelle donc officiellement Marcel. Et franchement, ça me fait marrer (j'ai rien contre les Marcel).

Une semaine est passée depuis que Marcel a débarqué. Craquotte l'a très vite accepté. Enfin, faut pas trop pousser non plus. Marcel est très câlin et on l'entend ronronner à 30 bornes. Par contre, il raconte beaucoup. Il passe son temps à miauler. Un mal à prendre en patience car il ne faut pas oublier que du jour au lendemain, il passe d'une totale liberté entouré d'une vingtaine de chats à une maison avec un seul chat.

En tout cas, on a déjà fondu pour lui. J'ai hâte que Craquotte et lui deviennent de supers potes. Ils ont tendance à se faire des bisous et dès qu'il miaule, elle vient le voir (l'instinct maternel s'est mis en marche). Ah et on a fixé sa date d'anniversaire au 12 mai (j'ai rien contre les Achille).

Et là, tu craques (pour celles qui ne me suivent pas sur Instagram (bouuuh !), il fut très bien accueilli) :



(les photos 09 et 12 n'ont reçu aucun filtre. Il se pourrait qu'il garde les yeux bleus ♥)

5 commentaires :

  1. Je vis avec une chatte bavarde... On s'y fait très vite ! En général, je lui réponds "oui, je t'aime moi aussi" et ça finit, quand j'en ai marre, par un "va dans ta chambre" ! (le bureau, ndlr).

    Tous ces chatons ne verront probablement jamais un véto de leur vie (ni un comprimé de vermifuge), mais ils ont l'air bien heureux !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il miaule non stop toute la nuit et il ne s'est toujours pas calmé au bout d'une semaine... Quant aux autres, certes ils ne sont pas vermifugés mais la moitié ne connaîtra pas l'âge adulte (ils se font écraser/tuer par les renards (une raison supplémentaire d'avoir eu le coeur déchiré))

      Supprimer
  2. Il est magnifique pour un chat de ferme. Et effectivement la chatte de 3/4 ans, on dirait un chaton.

    RépondreSupprimer
  3. ça a du être vraiment trop dur de faire le choix et d'en laisser...il ne faut jamais que j'aille dans un endroit comme ça !
    En tout cas il est très joli,et c'est vrai qu'il ressemble vraiment à un ragdoll ou un siamois (d'ailleurs ils sont réputés très bavards ^^) ! Bienvenue Marcel <3

    RépondreSupprimer
  4. Trop mignon! Ca dû être difficile de n'en choisir qu'un seul surtout s'ils étaient affectueux!

    RépondreSupprimer