C'était un 28 décembre

samedi 28 décembre 2013 Ingrid | Mémorables oublis 2 Comments


Nous n'étions pas destinées au départ à être ce que nous sommes aujourd'hui. Il aura fallu quelques semaines voire quelques mois pour que nous nous rapprochions l'une de l'autre. Ou plutôt, que j'ouvre les yeux sur ce qui était au départ qu'un mauvais choix (et je lui dis un grand merci).

Ce qui nous a vite lié, c'est la maladie. Et je pense que tu seras d'accord avec moi lorsque je dis qu'on aurait préféré ne pas se rencontrer et avoir nos deux personnes chères à nos cœurs, en bonne santé. Mais c'est trop demandé alors ce sera finalement un mal pour un bien.

Au-delà de ce point commun, nous nous sommes découvertes. J'avoue, qu'encore aujourd'hui, même si j'ai facile à me dévoiler, j'ai toujours cette crainte d'être jugée. Pourtant, avec toi, jamais tu ne m'as fait ressentir ce sentiment. On va dire que c'est mon manque de confiance en moi.

En toi, je l'ai cette confiance. Totalement. Car après toutes ces années (elles sont déjà au nombre de cinq), pas une seule fois j'ai douté de toi. Il ne faut jamais dire jamais. Et je suis la première à la dire cette phrase. Mais j'ai appris que des personnes sans fond méchant ni jugement, ça existait.

Bon ok, je donne l'impression de te mettre sur un piédestal mais je sais que tu n'es pas parfaite. Fort heureusement d'ailleurs ! Mais tu as ces qualités qui font de toi une personne formidable (je maudis Stromae qui a titré l'une de ses chansons ainsi car rien que de l'écrire, je l'ai maintenant en tête). Je disais donc... Tu es une personne formidable. Tu es de ces personnes qui sont rares et que très peu ont cette chance de croiser un jour dans leur vie.

On dit souvent que les relations éternelles, c'est de la foutaise. À bientôt 32 ans et même si je suis à la moitié, voire mieux, au tiers de ma vie, j'ai envie de croire que les gens qui disent ça, ont tort.

Car après toutes ces années, on ne s'est jamais disputées. Et pourtant, je t'en ai donné des occasions avec mon fort caractère (oui, il n'est pas si sale que ça). Suffit juste de le connaître, l'apprivoiser et le respecter. Chose que tu fais si bien. Bravo !

Ce n'est pas si évident car nous sommes tout de même assez différentes. De caractère, de goût, d'habitudes etc... Nous ne sommes pas l'opposé l'une de l'autre. Juste complémentaires.

Et puis bon, t'as quand même réussi à me faire passer le cap de la distance (500 km). Car déjà sur place, je n'ai pas été gâtée alors à distance, j'te raconte pas...

J'aurai toujours ce regret de ne pas être à tes côtés. Car on rate beaucoup de moments. Mais je pense que ces quelques jours où l'on se voit par an ne seraient, du coup, pas aussi forts et appréciés. Mais le téléphone est là (je bénis celui qui a inventé l'illimité). Même si tu es plus vocal et que je préfère le sms. D'ailleurs, on s'appelle peu. On n'est pas du genre à s'appeler ou s'evoyer des SMS tous les jours mais lorsqu'on est au bout du fil (enfin, quand t'arrives à m'avoir), Fred sait qu'il aura la paix durant facilement 1h.

T'es sa Zalando, tu es mon Poussin. Je suis ta Paupiette. Tu es mon amie. La pudeur m'empêche de te le dire de vive voix mais je pense que tu le sais déjà : je t'adore. Et je te remercie d'être dans ma vie. Tu m'apportes beaucoup à distance même si je freine pas mal tes envies de surprises/fêtes/cadeaux lorsque l'on se voit. Mais là encore, tu m'as comprise. Un jour, promis, j'accepterai ces souvenirs que tu cherches à me faire vivre.

Dis, je peux faire ma chieuse ? (pour pas changer). Ne relève pas ce billet. Ne poste pas de commentaire, ne m'envoie pas de SMS, n'en fait pas allusion par téléphone. Je voulais juste mettre par écrit ce que je n'arrive pas à dire de vive voix. Et ma pudeur m'empêche d'entendre ou lire quoique ce soit dans le même genre que ce que je viens de te faire : ma déclaration d'amitié.

2 commentaires :

  1. C'est beau, vous avez de la chance de partager une amitié comme ça

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  2. Vous êtes deux chanceuses de vous être rencontrées ;-)

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