J'ai une neuro quoi ?

mercredi 8 janvier 2014 Ingrid | Mémorables oublis 9 Comments


Moi qui pensais finir l'année tranquille, je me suis trompée. Déjà le jour du réveillon de Noël, ma Best qui m'apprend que son père est à l'hosto (et pas parce qu'il s'est coupé le doigt en ouvrant une huître). Même si je ne fêtais rien, ça a plombé l'ambiance. Bon, à l'heure où je vous écris, tout va maintenant très bien.

Mais comme si cela ne suffisait pas, j'ai décidé de tomber malade. Au départ, je pensais à une gastro. Puis, à une indigestion. Mais mon estomac allait très bien. Pas ma tête. J'ai donc mis ça sur le compte de repas copieux et de fatigue. Sauf que le lendemain, à 5h du matin, ce fut assez folklo.

C'est simple, je me suis réveillée trempée, grosse fièvre et je tournais beaucoup. Impossible d'allumer la lampe. Le moindre petit geste de la tête et ça empirait. Fred s'est précipité avec un seau où j'ai pu vomir. Il m'a donné un cachet mais là encore, à peine avalé que je le rendais. Puis ce vertige incessant. Quelle horreur ! J'ai fini par trouver un remède pour soulager, en tout cas ne pas aggraver, ma situation : je devais garder la tête totalement immobile et fermer les yeux. Ainsi, ce tournis, fort désagréable, je devais me concentrer dessus afin de stopper mes vomissements.

Nous avons attendu 8h pour appeler mon médecin traitant qui a gentiment envoyé bouler Fred. Oui oui. Ce médecin qui ouvre son cabinet à 8h30 et qu'on a contacté 25 minutes plus tôt, lui a répondu qu'elle avait un cabinet à tenir ! Autant vous dire que lorsque Fred m'a rapporté ça, il ne m'a fallu pas une seconde de plus : je change de médecin traitant (je retourne donc chez mon ancien médecin avec qui, je n'arrive pas à avoir d'affinités (c'est quand même assez complexe entre un médecin et son patient mais au moins, elle, elle fait son travail et n'hésite jamais à partir en urgence ! D'ailleurs, lorsque je lui ai raconté cet épisode, elle a été outrée du comportement de ce confrère. J'ai également une connaissance qui a vécu ça et a été surprise quand je lui ai dit que mon RDV ORL n'était que dans 10 jours alors que son médecin l'a envoyé dans l'heure qui suivait sa crise)).

Bref. On a donc appelé ce médecin qui, pas de chance, était en vacances. Le suivant l'était également. Quant aux deux autres, ce n'était même pas envisageable. L'un m'a rendue sourde d'une oreille car il n'a pas été foutu de déceler la méningite et l'autre nous a insulté, ma mère et moi, lorsque à une époque, il ne trouvait pas ce que nous avions attrapé.

J'étais tellement mal que, pour une fois dans ma vie, j'ai envisagé d'appeler le 15 ou les pompiers. Mais bon, après réflexion, ils m'auraient répondu de faire appel à un médecin.

J'ai passé un vendredi des plus merdiques. D'autant plus que je ne savais vraiment pas ce que j'avais. Ne voyant pas d'améliorations, Fred a rappelé mon médecin traitant pour lui dire qu'il fallait vraiment qu'elle vienne. Mais je crois qu'elle ne comprenait pas le "elle n'est pas transportable" car elle s'obstinait à ce que je vienne à son cabinet. Heureusement que Fred a commencé à s'énerver car Madame a fini par répondre par un "je vais ESSAYER de décaler un rendez-vous dans l'après-midi". Madame est trop aimable. Ayant les consultations sur RDV en fin de matinée et en fin d'après-midi ce jour-là, je me suis dit qu'elle viendrait à 13h30. Ah mais non ! Elle s'est ramenée à 16h35 ! Elle n'a rien décalé du tout et s'est contentée de faire toute sa journée et de me prendre en dernière patiente avant son retour au cabinet.

Beau-Papa lui a répondu qu'il aurait appelé les pompes funèbres, elles seraient arrivées bien avant elle. Elle n'a pas aimé. Elle l'a cherché.

Bref, je lui fais part de mes symptômes. Elle a de suite écarté la gastro et l'indigestion. Je lui fais rappeler que j'avais eu cette crise fin août (et qu'elle m'avait seulement donné un médicament contre le stress). Le fait est qu'il a fallu que je refasse une crise, bien plus forte cette fois-ci pour qu'elle m'apprenne que ça vient de mon oreille interne (comme si elle n'avait pas pu le dire au téléphone à Fred dès le matin car bon, ça m'aurait franchement évité de m'angoisser durant des heures !).

Donc voilà : c'est dû à un problème de l'oreille interne. Je suis enfin soulagée de savoir ce que c'est. Mais encore ? Bah faudra voir ça avec mon ORL. OK. Mais en attendant ? Elle m'a prescrit un traitement contre les vertiges.

Bon déjà, je n'ai pas exagéré sur la crise que j'ai eu car il est même dit que c'est spectaculaire pour la personne atteinte et l'entourage présent qui ne sait pas non plus ce qui arrive au malade. C'est simple, pour grimper les 13 marches qui mènent aux toilettes, j'étais à 4 pattes et je vomissais toutes les deux marches. Sans oublier Fred qui m'aidait à me tenir et m'orienter. Car en plus de tourner et de vomir, je n'avais plus aucune force. Ah oui, ce moment-là m'a vraiment fait peur.

Les vertiges sont violents et c'est ce qui mènent aux vomissements. Bon, je n'ai jamais été saoule mais parait que ça fait comme une grosse gueule de bois (l'alcool en moins). Ou bien vous êtes sur un tourniquet qui tourne sans cesse pendant plusieurs heures. Vous imaginez donc ce que j'ai vécu pendant 7/8h. Bon, je n'ai pas refais de crise mais le fait d'avoir sans cesse les médicaments avec moi, m'aide à gérer voire mieux, éviter que j'en refasse. De plus, ça provoque une certaine lourdeur à la tête et une grosse fatigue musculaire durant plusieurs jours. Le repos est donc fortement conseillé.

Mardi, je suis allée chez mon ORL. Qui ne m'a pas diagnostiqué de syndrome de Ménière (comme on le pensait) mais plutôt une neuronite vestibulaire.

A tes souhaits !

Google est ton ami car moi-même j'ai pas trop compris le schmilblik. Mais ça concerne, dans les deux cas, l'oreille interne. La différence avec le syndrome de Ménière, c'est que ça n'affecte en rien l'audition (merci petit Jésus) et la neuronite est virale. Ca peut arriver, principalement, qu'une fois dans une vie tandis qu'avec Ménière, ça dure des années et les crises sont de plus en plus violentes.

Mon ORL m'a rassuré sur l'angoisse que j'ai eu lors de cette fameuse crise (car bon, j'ai eu un peu honte après coup). Certains font appel aux urgences. Et je confirme : c'est hyper angoissant la première fois que ça vous tombe dessus. Mais maintenant que je sais ce que j'ai, je prends tout ça à la cool.

2013, l'année où mon corps me fait rappeler que je n'ai plus 20 ans : méralgie, tendinite de la hanche et du poignet et maintenant cette neuronite vestibulaire.

9 commentaires :

  1. Et bien quelle horreur ! J'imagine bien le stress ! Et ce médecin franchement !! Non mais, quel manque de professionnalisme quand même. Enfin, maintenant, tu ne devrais plus jamais avoir ça alors ? J'espère que la suite de l'année sera calme et plus sereine et que ta santé sera au beau fixe !!!

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    1. Merci ! C'est rare qu'on chope deux fois cette chose. Mais si ça devait m'arriver, je ne m'inquiéterai pas autant que la fois précédente.

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  2. Je ne commente jamais mais je te lis depuis un moment. En fait, je n'arrive pas à trouver les mots sur les sujets que tu abordes et qui me touchent...
    Bref, revenons à nos moutons! Ma mère a eu ça il y a une quinzaine d'années. Je confirme que c'est très spectaculaire pour l'entourage, surtout que ma mère n'était jamais malade. Mes parents sont allés aux urgences, ma mère a fait tout les examens sur place. Au final rien de grave et elle n'a plus jamais refait de crise de ce genre.

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    1. Promis, je ne mords pas et parfois, les petits mots qui peuvent être maladroits sont les plus touchants ;)
      Je ferai les examens le 21 chez mon ORL. Mais d'ici là, je suis très sereine. Je sais maintenant que ce n'est pas quelque chose de grave.

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  3. T'as réussi à garder ton sang froid. A ta place, je serai allée aux urgences directes tellement ça fait peur ton histoire.

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    1. C'est bête mais les urgences sont à 30min de chez moi et franchement, ça m'embêtait ^^"
      D'autant plus que je ne pouvais vraiment pas bouger (le seul moyen pour apaiser mes maux)

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  4. En effet ça doit être désagréable et très impressionnant... Heureusement que tu n'étais pas seule chez toi ce jour là d'ailleurs. Courage pour la suite ! Mais dis moi, il y a des moyens pour soigner ces crises, et surtout, les prévenir ?

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    1. Ma pauvre Anne, depuis que tu as parlé de ta phobie des vomissements, j'ai pensé à toi ce jour-là. Car, je ne vais absolument pas te rassurer : les crises débarquent sans signe précurseur. C'est pour cela que c'est très angoissant et spectaculaire vu la rapidité à laquelle la crise se fait. C'est tellement rapide que prendre un cachet ne règle rien... Mais mon médecin m'a donné un traitement contre les vertiges qui est très efficace. Et ça demande beaucoup de repos (la tête lourde et la fatigue musculaire sont longues à guérir). Il m'a fallu 5 jours pour bien récupérer. Aujourd'hui, je vais très bien mais dès que je sens une petite fatigue, je prends un cachet (sans même chercher à savoir si c'est un simple mal de tête ou un début de crise).

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  5. Ben m..! J'espère que ça va aller mieux...

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