Faire ma vie seule

jeudi 17 avril 2014 Ingrid | Mémorables oublis 7 Comments

"Ce n'est pas une vie de rester seule"

Cette phrase-là, on me l'a sorti alors que j'étais en couple. Il y a quelques années, j'avais pris la décision de ne plus me lier d'amitié avec quiconque. Les trahisons, les déceptions en sont les principales raisons. Je ne voulais plus souffrir. Moi, Ingrid, 24 ans à cette époque, je ne voulais plus être la bonne poire.

Je me suis dis, si c'est pour souffrir, autant choisir la raison. Si je décidais de ne plus me faire d'amis, je savais pourquoi j'étais seule. Et donc, comme c'était souhaité, je ne risquais pas d'avoir de mauvaises surprises.

Sauf que cette décision, bien que je l'assumais, n'étais pas acceptée par mes proches. Je ne devais pas être seule. Ce n'est pas une vie. Il faut que je rencontre du monde.

Ah mais du monde, j'en ai rencontré. J'en ai côtoyé mais force est de constater que je me suis vautrée. Car on a beau dire qu'avec l'âge et l'expérience, on change et on ne se fait plus avoir.

Foutaise !

A l'aube de ma 32ème année, je suis toujours naïve. Par contre, je ne pardonne plus. Après en avoir mis sous mes pieds et tenter de réparer.

Lorsque j'ai vécu mes quelques années, seule (entre couple et ensuite célibat), je n'étais pas malheureuse. Non mais franchement, je ne déconne pas. J'étais bien toute seule. Car c'était mon choix. Et je savais que je ne serais pas trahie ni déçue. Alors oui, la solitude n'a pas toujours été rose. Mais de manière générale, je le vivais bien.

Puis, le hasard de la vie a fait que j'ai commencé à rencontrer quelques personnes. Je me suis/leur ai donné une nouvelle chance. Et une fois de plus, le résultat fut là. Le même.

Je ne pense pas attirée les mauvaises personnes. Il y a juste qu'on ne s'emboîte pas aussi facilement que deux pièces de puzzle qui, à vue d'oeil, nous semblent parfaitement emboîtables (paye ta métaphore à 2 balles).

Il y a deux ans, je rencontrais une bande de potes soudée et qui a le sens des bonnes bouffes, de l'amitié, des fous rires. J'ai été acceptée d'entrée, moi la seule nana d'un groupe de célibataires endurcis. J'ai même été trop acceptée par l'un d'eux. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, un an plus tard, le groupe se déchirait.

Je n'ai pas été affectée. Ca m'a fait chier pour Fred mais à aucun moment je me suis voulue de ne pas avoir écarté les jambes pour cet homme (oui oui, vous avez bien compris : la raison de la rupture amicale est que j'ai refusé de coucher avec l'un des meilleurs potes de Fred).

Bientôt deux ans se sont écoulés depuis ce clash. Deux années où j'ai repris mes habitudes de solitaire. Là encore, je l'ai bien vécu. La solitude et moi nous sommes apprivoisées au fil des années et ce n'est jamais difficile de reprendre ces habitudes. Mais force est de constater qu'au bout d'un moment, ça pèse.

J'assume aujourd'hui de dire que je n'ai pas d'amis. Mais vraiment personne ! Hormis ma Best qui vit à Paris et une poignée d'amies en Belgique, je n'ai absolument personne par ici. Personne ne me correspond à vrai dire. Ce n'est pas une excuse. Ca a toujours été ainsi. Je n'ai jamais été attirée par l'alcool, la fumette, le shopping, les sorties en boîte et les gosses.

Etre seule, ce n'est pas toujours facile. Il y a forcément des petits moments de mou mais au final, je n'en suis pas malheureuse. Comme dit plus haut, ce sont des occasions en moins de souffrir, d'être trahie etc... J'ai mis beaucoup de temps à faire confiance à Fred ainsi qu'à Prisci. Je ne dis pas qu'ils ont une chance incroyable d'être dans ma vie. Enfin si, quand même. Ils ont beaucoup de chance. Car ils sont les deux seules personnes au monde à arriver à me faire croire, encore aujourd'hui, que l'amour et l'amitié valent la peine d'être connus, surtout lorsqu'ils sont vécus de la plus merveilleuse des façons.

7 commentaires :

  1. Je suis un peu comme toi enfin j'ai un peu plus d'amis j'ai l'impression mais j'ai mon cocoon de 5-6 personnes.
    Comme toi j'en ai marre d'être trop naïve, utilisé, ... je ne suis plus d'humeur et être seule c'est bien !

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  2. Je me reconnais tellement dans ton billet... Moi aussi, j'ai fait ce choix d'être seule en amitié (en amour non, je suis mariée). Mes seuls amis sont à des milliers de km, car sur le net, c'est plus facile.
    Depuis peu, j'ai quand même tenté de sortir un peu de ma bulle, car même si comme toi, je ne suis pas malheureuse, il y a des moments où j'ai quand même envie des autres, besoin d'être avec eux. Je me suis récemment fait un ami avec qui nous sommes sur la même longueur d'onde, malheureusement, l'une de ses amies est jalouse et n'accepte pas notre amitié...... Et m'en fait voir de toutes les couleurs. Du coup, je lutte pour ne pas retourner dans ma bulle....

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  3. ça m'est arrivé également pas mal de fois, des groupes d'amis, puis un truc qui pète dedans et TOUJOURS a cause d'une copine jalouse, ou d'histoire de c**
    Tu peux néanmoins si jamais trouver une copine plutôt qu'un groupe ! C'est mon cas en tout cas, j'évite les groupe d'amis, sources d’emmerdes ! ( carremeeeeeeeeent !!) :)

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  4. Oh j'ai beaucoup aimé cet article ! Je t'ai vu en "une humeur" d'Hellocoton ;)

    A très vite :)

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  5. J'ai certainement pas connu des déceptions aussi dures que les tiennes, mais je comprends ce que tu veux dire. Je crois que quand on est suffisamment en phase avec soi-même, on se rend compte que souvent on n'est pas... "compatibles" avec les autres. Et le tout c'est de savoir que ce n'est pas grave. Au diable ce que disent les gens, chacun fait ce qu'il veut de sa vie et s'entoure de qui il veut. Mieux vaut être peu et bien que trop accompagné. Ça fait plus de temps pour soi et pour ceux qui comptent vraiment.

    xoxo
    Lily

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  6. Il faut aussi savoir reconnaître ses amis de ses copains. Depuis la perte de ma maman, je sais qui fait partie du 1er clan, les autres je les vois pour des moments festifs, quand j'ai le temps.

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  7. Toi même tu sais que de mon côté c'est le même scénario mais ne perds pas espoir, il y a encore sur terre des gens dignent de confiance ;-) (ahhhh pourquoi ne pouvons nous pas nous téléporter ?!)

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