Abri à insectes : Evolution

vendredi 16 mai 2014 Ingrid | Mémorables oublis 2 Comments

Trois mois se sont écoulés depuis que je vous ai montré la construction de mon hôtel à insectes. Autant ce fut très rapide à remplir les premiers jours, autant j'ai laissé traîner le petit carré vide qu'il me manquait jusqu'à, il y a un mois.

Juste avant, je me plaignais du flop monumental que rencontrait mon abri. Rien, pas un trou de bouché. J'ai mis cet échec sur le compte d'un hiver très doux, d'un printemps arrivé bien trop tôt. Pas grave, ce sera pour l'année prochaine. Mais quand même, j'étais déçue que mon abri ne séduise pas.

Mais ça, c'était avant.

Car dès fin mars, j'ai eu la surprise de voir un trou dans l'un des rondins, bouché. Autant dire que j'étais joie. Puis le soleil est resté, les températures ont monté, les fleurs des arbres fruitiers ont pointé leur nez et les abeilles ont débarqué.

Pour ceux et celles qui me suivent sur Instagram, vous avez eu la chance, ou pas, de découvrir l'évolution de mon abri. Au fil des jours, des trous se bouchent (au très grand désespoir de ma Best qui en fait une phobie monstre). Fin avril, j'ai totalisé une quarantaine de trous occupés. Je ne compte pas les roseaux qui doivent en comptabiliser tout autant.

Bien que l'abri ait pris vie il y a seulement un mois, je suis déjà en mesure de faire quatre constats :
01. Les nombreux sites qui disent de ne pas faire des trous de moins de 2cm entre eux, c'est de la foutaise. J'en ai fait une photo pour le prouver, à la fin de cet article. Les roseaux, on ne s'embête pas à les séparer tous les deux centimètres à ce que je sache...
02. L'année dernière, dans mon abri de fortune, je n'avais mis que des roseaux de petit diamètre. Grossière erreur car même ceux qui font la taille minimum d'un pouce, sont occupés.
03. Les bourdons font leur abri sous terre. Intéressant de remarquer certains qui viennent dormir ou se protéger de la météo, en se faufilant dans de gros roseaux.
04. Mon abri a été envahi de fourmis le mois dernier. Ces dernières ont atteint les rondins pour creuser les trous et sortir les larves d'abeilles. J'ai vite mis le lendemain, du tue-fourmis. Oui, c'est moche. Oui, c'est la loi de la nature. Mais je n'ai pas construit cet abri pour nourrir les fourmis. Et elles, elles ne sont pas en danger aux dernières nouvelles, contrairement aux pollinisateurs.

Bref, mon palace est un franc succès. Et pas uniquement pour les abeilles mais aussi pour la curiosité que ça engendre. Et à en croire certaines vidéos, certaines abeilles se disputent les emplacements (pourtant, ce ne sont pas les places qui manquent !).

J'ai hâte que l'hibiscus que j'ai mis à côté de l'abri, fleurisse (pour le lilas, c'est déjà fait). Que le tapis de fleurs mellifères posé au pied de cet abri, fleurisse également. Tout ça pour pouvoir en faire une photo et la retrouver dans le journal communal *fière*

Fière d'avoir fait un projet personnel et qu'il devienne un attrait touristique. Contente également d'apprendre aux personnes ce que c'est et leur expliquer son utilité. Qu'on me félicite de faire quelque chose de bien, pour la nature et ses occupants. Et d'en avoir initié certaines (ici).

Bref, mon abri à insectes est un franc succès et chaque jour, les abeilles me le rendent bien ^^






Et pour finir, deux vidéos qui m'ont bien fait sourire. La première, on peut entendre deux abeilles se battre pour le même emplacement (allez savoir si le trou est très convoité ou volé). Quant à la seconde, on distingue (mieux en plein écran), une abeille entrain de reboucher son trou en déposant la terre tout en tournant sur elle-même.

video video

2 commentaires :

  1. Coolllllllllllll
    merci pour le suivi

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  2. J'aime vraiment beaucoup ton idée et sa réalisation. Beau travail !

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