Lunatique, synonyme d'hypocrite ?

dimanche 3 août 2014 Ingrid | Mémorables oublis 4 Comments


C'est la question que je me pose depuis pas mal de temps.

Personnellement, je ne le suis pas donc j'essaye de comprendre ceux qui le sont. Et ce n'est pas si simple.

Je conçois qu'on ne puisse pas être au top tous les jours. Nous sommes humains après tout. Les baisses de moral existent. Le matin, parfois, on se lève du pied gauche. On n'a pas envie de parler. J'en connais à qui il ne faut pas adresser la parole au réveil tant qu'ils n'ont pas bu leur café, pris leur douche ou fumer la fameuse et tant convoitée première cigarette de la journée. Après ça, ces personnes-là sont cools, sympa, normales quoi...

Mais y en a...

C'est simple, nous connaissons un gars qui promène son chien dans les ruelles des jardins, et donc du nôtre, tous les jours. Sauf que quand Monsieur est dans sa période lunatique, il nous le fait bien sentir. Ca peut durer des jours, voire des semaines. Il baisse la tête lorsqu'on se croise, nos bonjours restent sans réponse, il évite même de passer dans notre ruelle. Et puis, un beau matin, voilà qu'il nous salue avec le sourire et prend de nos nouvelles alors qu'on s'était fait une raison comme quoi il avait un problème avec nous.

Non mais franchement, c'est pas du foutage de gueule ça ?

Car j'aimerais bien savoir quel est le con qui a invité le lunatique. Pour moi, c'est de la foutaise. Si tu fais la gueule, tu t'expliques avec la personne ou bien, tu ne le fais pas payer aux autres. Si t'as pas envie de causer, ok, mais durant des semaines et ensuite revenir la bouche en coeur, j'apprécie mais alors, très moyennement vois-tu.

J'appelle ça de l'hypocrisie. Ce mec m'hérisse les poils tellement je ne supporte plus de me prendre des vents et surtout, ô grand surtout, devoir subir ses sauts d'humeur. J'en ai marre de me demander dans quelle phase il va être lorsqu'on va se croiser : il va dire bonjour ou m'ignorer ?

Il y a un autre homme, c'est exactement la même chose. Sa femme nous a répondu qu'il était lunatique, qu'elle avait l'habitude après tant d'années. Oui mais non. Si t'as un problème avec les gens, ne sors plus. Ou bien, ne leur adresse plus la parole. Une bonne fois pour toute.

Mais l'pire dans l'histoire c'est qu'il suffirait qu'on rentre dans leur jeu pour que ce soit nous qui nous fassions passés pour des faux-culs mal polis.

Bref, s'il y a des lunatiques dans la salle, expliquez-vous et surtout, mettez-vous à la place des personnes à qui vous faites subir ça. Car l'image que vous renvoyez n'est pas des plus positives.

4 commentaires :

  1. nan mais à ce niveau-là c'est pas être lunatique, c'est être vraiment pas bien dans sa tête!

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  2. Je suis a vrai dire pas tout à fait d'accord avec ton article.

    Étant une personne lunatique, je peux être de très bonne humeur et l'instant d'après être de mauvais poil, râler, tout simplement perdre ma bonne humeur.
    Pour ma part, dans ces moments là mes proches, le voient bien souvent à ma tête et je préfère m'isoler soit partir quelques minutes ou rester dans mes pensées, le temps que cela passe. Certes, mais cela arrive parfois je fais un peu payer le proche qui est un peu la cause de mon changement d'humeur par un petit mot, reproche, ou quoi, qu'il n'aurait pas du dire à ce moment là.
    Ce n'est jamais l'instant que quelques minutes voir une heure tout au plus.

    Mais je pense, que les personnes que tu décrit là, ne sont pas juste lunatique il y a quelque chose derrière.

    Bisous bisous!

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  3. IFEELBLUE : C'est justement pour ça que je m'en remets aux vrais lunatiques pour tenter de les comprendre ^^

    HELENESWALLOW : Oh mais je relate ce que la femme de l'un d'eux m'a répondu. Personnellement, je ne suis pas lunatique et je n'en connais pas dans mon entourage. C'est justement pour cette raison que j'en ai fait un article. Les sauts d'humeur OK. Mais que ça dure des jours, non...

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  4. On m'a souvent fait les reproches que tu décrits. J'ai souvent froissé des gens autour de moi. Et pourtant, je ne me fous de la gueule de personne. J'ai 43 ans et il y a un an, j'ai appris que j'étais autiste Asperger. Je ne serai jamais sur la même longueur d'ondes que les autres... C'est tout. Quand un truc me perturbe, je mets énormément de temps avant de pouvoir ramener mes "curseurs" émotionnels à un niveau normal, donc je ne vois plus ce qui se passe autour de moi, ou du moins je le concentre sur l'urgence : mes enfants. Mes voisins ne me portent pas dans leur coeur pour les raisons que tu as énoncées. Tant pis... Je gère comme je peux et je n'ai rien contre eux. Je les comprends sans arriver à prendre sur moi tout le temps... Ah oui, autre chose : ma perception du temps relève du n'importe quoi (je peux dire bonjour trois fois dans une journée ou pas du tout) ; j'ai du mal à identifier les gens que je côtoie peu (sauf s'ils me sont très proches ou s'ils ont une caractéristique physique très flagrante)... Bref, il paraît que j'ai un déficit en neurones miroirs. J'aurais aimé le savoir plus tôt, car j'aurais sans doute construit ma vie autrement. Je pense que ces hommes (les deux exemples que tu cites) n'ont aucun problème avec toi. Ce sont juste leurs mondes intérieurs qui les absorbent et obscurcissent tout le reste. Enfin pour moi, c'est ça. Donc le mieux à faire si ces gens t'horripilent, c'est de les ignorer en permanence.

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