Arnaque littéraire

mercredi 3 septembre 2014 Ingrid | Mémorables oublis 2 Comments

Ou comment vendre un livre dont le sujet principal ne tient que sur deux pages.

J'adore lire mais mes moyens financiers ne me le permettent pas. Alors quand j'ai l'occasion de me rendre chez Noz, j'en profite pour faire le plein de lectures. Des romans qui valent entre 12 et 20€ et que j'ai pour 2€ maximum. Si ça ce n'est pas une bonne affaire ! (je ne parlerai pas du stock de Milka que j'ai faite également)

Durant les vacances, j'ai ouvert l'un de ces livres qui m'avait plu par sa couverture. Oui, je fais partie de ces personnes qui choisi un livre par la beauté de sa couverture et ensuite par son histoire. C'est ainsi que j'ai succombé au roman de Véronique El Baze : les oeillets jaunes.

Son roman est vendu ainsi :

"Un roman dérangeant, où l'auteur lève le tabou de l'infanticide. Celui-ci bouscule nos consciences. Jusqu'où le monstrueux pourra-t-il s'imposer ?"

L'infanticide, non pas que j'apprécie ce sujet mais j'étais curieuse de l'histoire et de sa tournure. D'autant plus que c'est un sujet d'actualité dans notre pays, bien trop répété malheureusement.

Bref, ce roman en moyen format contient 140 pages. Une livre qui peut se lire d'une traite. Sans mots compliqués, sans trop de retour en arrière et avec peu de dialogues. Bref, un bon moment à passer.

C'était sans compter sur ma déception lorsque j'ai refermé le livre. Le sujet de l'infanticide ne tient que sur 2 pages. Oui, DEUX PAGES. Et je vais spoiler mais ces deux pages se trouvent être les dernières.

Il aurait été plus juste de dire que ce roman traite du fort désir d'une femme d'être mère mais que ce désir va finir par devenir un cauchemar. Voilà comment doit se vendre ce roman.

Je ne critique en rien l'auteur ni le contenu de son roman. Je l'ai aimé. Je critique seulement l'éditeur qui a voulu appâter le lecteur ou plutôt, la lectrice, en frappant fort avec le mot "infanticide".

Heureusement que je l'ai payé 1.99€. Car les 13€95 d'origine, je les aurai bien plus mal digéré que la tromperie cachée dans l'accroche de vente.

2 commentaires :

  1. Souvent je dis à mes clients de ne pas lire la quatrième de couverture... Je trouve que c'est toujours mal fichu, et parfois tout l'histoire est racontée...

    RépondreSupprimer
  2. XELOU : C'est l'avantage d'aller en librairie. Une vraie (pas celle du rayon livres de la FNAC parce qu'ils ne sont pas mieux que le propre client lui-même pour renseigner ^^").

    J'ai un autre livre à lire qui traite sur l'amitié. Et du même éditeur. J'espère ne pas être déçue de la même manière...

    RépondreSupprimer