Inséparables

dimanche 29 mars 2015 Ingrid | Mémorables oublis 6 Comments


Ne me demandez pas quand et comment j'ai fait sa connaissance. Je ne m'en souviens plus. Faut dire que ça date. Pas loin de 20 ans nous séparent depuis ce premier jour où je l'ai rencontré. C'est ma mère qui me l'a proposé. Elle a insisté. Je n'en voyais pas l'utilité. Je n'y ai mis guère du mien à vrai dire. Même par la suite.

Notre rencontre fut timide. Maladroite. Je le connaissais sans vraiment le connaître. Mais les choses ont fait que je devais aller vers lui. Ou c'est plutôt lui qui est venu à moi.

Je n'étais pas trop d'accord. Pas prête surtout. Je faisais en sorte de repousser le moment venu. Je cherchais des excuses. J'avais toujours à redire. Jusqu'au jour où j'ai dû me rendre à l'évidence. Puis ma mère ne m'en a plus vraiment laissé le choix.

Je ne savais que dire. Ni quoi faire. Je redevenais enfant. Moi, la toute jeune ado. Je ne me souviens plus du lieu de la rencontre mais j'ai en souvenir le sentiment de gêne et de pudeur qui émanaient de moi. De cet instant que je ne pouvais plus éviter.

Et puis, la magie opéra. Nous devenions inséparables. Même de trop. Je ne voulais plus te quitter mais lorsque venait la fin de la journée, je devais me séparer de toi. Pour mieux te retrouver le lendemain. Et pourtant, je te gardais contre mon cœur. Toute la nuit.

Mais j'ai fini par m'étouffer dans cette relation. Quelques mois plus tard, je te rejetais. Je ne voulais plus entendre parler de toi. Et je respirais à nouveau. Je ne me sentais plus prisonnière. Tout en sachant pertinemment que ça ne pourrait pas durer...

Alors, j'ai repris notre relation d'avant. Avec un peu de distance. Désormais, on ne se verrait plus la nuit.

Les mois et les années ont défilé. Je t'ai apprivoisé. Tu fais partie de ma vie aujourd'hui. De mon quotidien. Je sais me détacher de toi lorsqu'il le faut mais dès que commence ma journée, tu es de nouveau auprès de moi.

Je ne peux plus vivre sans toi. Je ne le conçois pas. Disons que la vie a fait que certaines le peuvent. Moi, non. Il m'est totalement impossible de vivre une journée sans soutien-gorge. La poitrine tombante et flasque qui sautille au moindre pas. Au moindre geste. Je trouve cela assez moche. Ah, je ne dis pas. Les petites poitrines que l'on devine sous un t-shirt, je trouve cela beau et sexy. Mais la nature n'a pas doté tout le monde de la même façon.

Le soutien-gorge est un moyen de séduction pour certains. Pour moi, c'est un maintien. Parce que même un soutien-gorge DIM basique, ça revient cher ! Alors les dessous affriolants, je suis désolée mais je ne suis pas Crésus. Et j'ai un homme adorable qui a un point de vue auquel j'adhère totalement : le soutien-gorge cache ton cœur. Et moi, ce qui m'intéresse, c'est de le voir.

6 commentaires :

  1. J'aimerais pouvoir me passer de soutien-gorge mais avec mon 100D c'est juste impossible ... tout comme toi, je trouve ça moche la poitrine qui ballotte ..! ;-)

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  2. Je vais te dire dire un truc ma chérie (tu pourrais être ma fille...), quand on a toujours fait comme moi, du 85 A, on en rêve de ta poitrine, oui-oui.

    Les petites poitrines qu'on devine ? Mieux vaut tenir que courir si tu me permets.

    Je t'ai découverte au moment du hérisson et depuis je suis ton chat (entre autre).

    T'es belle !

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  3. Excellent article, je n'avais pas vu la chute venir, je me demandais de quoi/qui tu pouvais bien parler ^_^ Perso vivre sans c'est juste pas possible, au delà de l'inconfort, c'est le mal de dos assuré !

    J'aime beaucoup le point de vue de ton homme, c'est joliment pensé.

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  4. MOJITO CERISE : J'ai un 100C et ça ballote pas mal également. Je me sens nue sans soutif...

    VIRGINIE : Il sait parler aux femmes (enfin surtout à moi ! ^^)

    MINE DERRIEN : Si seulement on pouvait toutes avoir la taille idéale... Merci ton commentaire ♥

    LINA : J'ai la chance de n'avoir qu'un 100C. J'ai connu une nana qui devait mettre continuellement une brassière de sport tellement ça tuait son dos (elle est toute menue). Elle rêverait de réduire sa poitrine... Merci pour lui ^^

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  5. Ah ben comme la nana que tu as connu je suis toute fine, je commence tout juste à réussir à gagner des kilos et donc c'est mon dos qui sera heureux ! Pour certaines ça peut franchement être un enfer sinon. C'est parfois mal foutu quand même, on est jamais faites comme on le voudrait.

    Y a pas d'quoi :)

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