Friquée

jeudi 23 février 2017 Ingrid | Mémorables oublis 3 Comments


Il y a quelques mois, j'ai eu droit à une réflexion que je n'ai vraiment pas apprécié. Autant j'accepte la critique lorsqu'elle est justifiée et constructive autant j'ai du mal à me prendre des réflexions infondées, pire si l'on ne peut pas en discuter.

Il y a quelques mois donc, en recevant un colis, on m'a dit "Tu n'as pas de sous et tu achètes tout le temps".

"Tout le temps" étant exagéré. Si j'achète une chose par mois, c'est déjà bien. Et encore, ce sont des livres. Tous d'occasion. Je ne ruine donc personne.

Oui, je ne le cache pas. J'ai reçu pas mal de colis l'an dernier, surtout vers la fin. C'est malheureux mais même si je ne dois aucune explication à cette personne, je me sens obligée depuis ce jour, de justifier ce que je reçois ou vais recevoir.

Oui, je ne travaille pas. Et je ne touche aucune aide de l'Etat. Est-ce que je dilapide Fred pour autant ? Absolument pas. Si j'ai besoin d'un petit truc, il ne refusera pas. Il aime faire plaisir et il me sait raisonnable. Jamais je ne réclamerai quelque chose d'inutile et encore moins d'onéreuse. Et jamais il ne m'achètera un truc à contre-coeur. C'est lui qui se lève chaque jour pour mériter son salaire après tout. D'ailleurs, c'est presque lui qui veut que je m'achète un ou deux livres par mois car il sait que j'adore ça. Pour ceux qui pensent que je profite de son argent, ils repasseront ^^

Mais alors, où est-ce que je trouve l'argent ? C'est simple : je revends tout ce que je peux. Aussitôt terminé, je mets le livre en vente. Si j'ai des vêtements qui ne me vont plus ou que je n'aime plus, je les mets en vente. Notre période Wii révolue, je revends les jeux. Je n'aime pas collectionner. Je n'aime pas mettre de côté au cas où. Je vends lorsqu'il y a encore de la valeur et dont je n'en vois plus l'intérêt. Cet argent récolté me permet ainsi de racheter des choses qui me sont utiles ou me font plaisir (des livres quoi).

L'an dernier, j'ai réussi à revendre un sac photo, un objectif, beaucoup de livres, une ceinture de marque jamais portée, une cafetière et j'en passe. Pourquoi garder tout ça alors que je ne m'en sers pas ? Comme si, en plus, j'avais la place pour stocker...

Du coup, cette réflexion, je ne l'ai pas oublié. Lorsque je reçois un colis, il n'est d'ailleurs pas forcément pour moi. Il peut être pour Fred comme pour nous deux (ou les chats). Parfois, ce sont des colis de copinautes. Ça peut aussi être un livre que je m'offre avec les points gagnés sur PriceMinister, en plus des ventes.

Je me débarrasse juste des choses dont je n'ai plus besoin. Ainsi, je me fais plaisir en retour. Forcément, ça commence à coincer car je finis par ne plus avoir de grandes choses à vendre mais j'ai envie de dire "Qu'est-ce que ça peut bien faire ?".

PS : Article en rapport avec le thème du jour du journal à compléter "Cinq ans de réflexions" : "L'achat le moins avouable sur votre relevé bancaire ?". Je ne réponds pas vraiment à la question car je n'ai aucun achat honteux mais plutôt un investissement qui s'avère en fin de compte, inutile. Je dirais mon PC portable. La connexion est tellement faible, qu'il passe plus de temps dans sa sacoche que sur mes genoux. Et depuis que Chips est entré dans nos vies, impossible de m'en servir.

3 commentaires :

  1. Qu'est ce que ça peut m'énerver au plus haut point (mais vraiment) le jugement des gens sur ce qui ne les regardent absolument pas. Vis ta vie et soit la plus heureuse possible. Tu vis differemement des autres, tu auras d'autres reflexions, mais ne te justifies pas. Sois juste heureuse :)

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  2. Tiens tiens, j'ai déjà eu le même style de remarques... Même si c'est dur, il faut en faire abstraction. Car d'une, les gens ne connaissent pas notre vie et de deux, on est encore dans un pays libre et on a le droit de vivre comme bon nous semble.

    Caresses aux crapules poilues ☺

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  3. Je comprends complètement ton point de vue. J'ai longtemps été au chômage. Je me suis serrée la ceinture par période mais de temps en temps je me faisais des petits plaisirs, grâce à des babysitting ou la vente de certaines de mes affaires. Et j'étais jugée. Comment osais-je dépenser de l'argent que j'étais censé ne pas avoir ? Alors je culpabilisais. Je finissais par mentir en disant que c'était des cadeaux ou que j'avais payé certaines choses moins cher que réellement. Maintenant que je travaille, je n'arrive pas à me débarrasser de cette sensation. Dès que je dépense de l'argent, que se soit pour des courses nécessaires ou me faire plaisir, je culpabilise. Je cache ce que j'achète. Ce jean ? Oh ça fait 2 ans que je l'ai, je l'ai juste jamais porté !

    Pourtant qu'est-ce que ça peut leur faire ? C'est mon argent, mon problème ! Mais le regard est parfois lourd et les réflexions souvent difficiles à avaler.

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