Sourire à la vie

lundi 20 février 2017 Ingrid | Mémorables oublis 1 Comments


Je suis une éponge à émotions. Je ne sais pas me mettre une carapace. Je vis ce que les gens ressentent. Je me mets à leur place. J'assiste à un mariage ? J'ai les larmes pour ces personnes heureuses et follement amoureuses... Une personne s'inquiète pour un proche ? Je vais être triste pour elle. Un attentat ? Ça va m'affecter, je vais m'imaginer là aussi à leur place. Et je ne vous parle pas lorsque ça concerne les animaux. Un animal mort sur le bord de la route et je suis triste avec cette image qui me suivra quelques minutes. Et d'imaginer Iago ou Chips à la place, histoire de bien en rajouter une couche. Ou bien m'imaginer présente avec Fred, dans un attentat, un accident... Ah oui, je suis forte pour me créer des scénarios qui chambouleraient ma vie.

J'ai beaucoup d'empathie pour les gens. Que je côtoie ou non. Bien entendu, je ne vais pas m'effondrer à la moindre mauvaise nouvelle si ça ne me concerne pas directement. Je serai peinée mais je ne me mets pas non plus dans des états pas possibles hein.

Depuis quelques mois, plus d'un an à vrai dire, nous vivons dans les attentats. À Paris, en France, en Europe, en Syrie. Cette actualité est devenue le quotidien des infos. Elle se banalise... Chaque matin, je regarde mon téléphone. Si l'application de l'Est Républicain ne m'a pas envoyé de notifications, c'est que rien de grave ne s'est passé. Et je commence ma journée jusqu'au 12:45 de M6.

Avant, je feuilletais l'application Google Actualités. 80% étaient des mauvaises nouvelles. La guerre, des attentats, des meurtres, la santé, l'économie, des accidents etc... Parfait pour bien te démoraliser dès le matin.

Je pourrais supprimer ces applications mais je ne le souhaite pas. Il faut que je sois un minimum à jour dans ce qu'il se passe dans le monde. Je ne peux pas non plus faire semblant, comme si tout allait bien.

Depuis des mois, on lit du noir, des larmes, de la peur, du passé, du présent. J'ai bien peur que le futur prenne le même chemin. Il ne faut pas pour autant s'habituer à ces mauvaises nouvelles. Ni les banaliser. Oui, l'actualité est pauvre de sourires mais ce n'est pas pour autant qu'il faut les supprimer de nos vies.

1 commentaire :

  1. Tu as raison, les actualités sont déjà assez mauvaises pour que nous y remettions une couche. Je constate souvent que quand j'arrive souriante dans un lieu, mon sourire éclaire les visages de mes proches, collègues etc. Même en ayant un petit sourire pour quelqu'un que tu croises dans l'ascenseur, dans la rue, etc tu apportes un peu plus de chaleur dans la journée de cette personne. Mais en plus, çà te fait du bien.

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