Mes histoires d'enfance

lundi 22 mai 2017 Ingrid | Mémorables oublis 3 Comments


Je ne sais pas vous mais moi, j'avais une mère très forte pour me raconter des bêtises dès mon plus jeune âge. Ça va peut-être vous faire sourire mais certaines m'ont quelque peu marqué durant un bon bout de temps. Bah ouais mais quand tu es gosse et que tu ne connais rien à la vie, tu crois ce que ta maman te raconter.

J'habitais près d'une rivière. Et pour ne pas m'y rendre pour m'y promener ou jouer avec des copains, ma mère m'avait parlé du monstre à la grande chaîne. Genre si un enfant s'approchait de l'eau, une grande chaîne pouvait en sortir, m'attraper le pied de sa grosse mâchoire de métal et m'emmener au fond de la rivière. Autant vous dire que ça a fonctionné du tonnerre ! Sauf que, 2/3 ans plus tard, on a emménagé en ville et qu'il me fallait traverser un pont (où passait cette fameuse rivière) pour me rendre à l'école et en revenir. J'ai encore en mémoire ces matins où je devais franchir ce pont. Soit j'y allais en courant soit j'y allais péniblement, tellement mes jambes tremblaient, en regardant discrètement si la chaîne n'était pas dans les parages. Ah oui, vous pouvez en rire ! Mais moi, cette histoire, ça m'a traumatisé pendant un long moment ! Le pire, c'est que j'en ai parlé à ma mère il y  a 4/5 ans et qu'elle ne se souvenait plus de cette histoire.

On en parle de l'appendicite qu'on peut attraper à force de se ronger les ongles ? Oui, ma mère avait une imagination débordante... Elle en avait marre que je me les ronge sans arrêt. Même les vernis dégueulasses ne me freinaient pas. Au début, je faisais la grimace et vite après, je rongeais de nouveau mes ongles *rebelle*. Alors ma mère a eu cette idée folle de me raconter l'appendicite. Et l'appendicite, bah ça fait peur lorsque tu connais 2/3 camarades de classe qui sont passés sur le billard. Mais comment arrêter de ronger mes ongles ?! Je n'ai pas trouvé mieux à l'époque-là (début du collège) à débarquer dans la cour avec mes ongles entourés de pansements. Ridicule je fus, honte j'ai eu. Merci Maman... Bizarrement sur Michael Jackson, ça faisait classe...

Il y a eu l'histoire de Minou, le chaton que ma mère a réussi à donner à une collègue. Enfin ça, c'est ce que j'ai cru durant des années ! Elle a fini par m'avouer de longues années plus tard qu'elle l'avait zigouillé le jour-même de sa naissance... Et dire qu'elle me donnait de ses nouvelles lorsque j'en réclamais...

Et les poissons rouges ? Je me souviens d'un rouge et d'un noir. Par contre, je ne me souviens plus comment je les ai eu. Ont-ils été achetés/gagnés à une foire ? Dans tous les cas, je les aimais bien. Puis un jour, adieu poisson rouge. Quelques jours plus tard, adieu au noir... Comme le chaton, j'ai appris bien des années plus tard qu'elle les avait tué à base d'eau chaude car elle en avait marre de nettoyer le bocal.

Oui, j'ai une mère cruelle (on le savait depuis un bon moment déjà) mais avec ses conneries, j'ai longtemps cru au monstre à la longue chaîne. Et dans un prochain billet, je vous racontais mon désamour avec mes ongles...

3 commentaires :

  1. Pour l'histoire de l'appendicite j'ai longtemps cru à la même chose aussi. Les parents ne se rendent pas forcément compte que leurs histoires peuvent nous terrifier... Par contre pour les animaux, il y a bien d'autres solutions que d'être aussi cruel ��

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  2. Ouh la la, il y a du niveau...
    Étant maman, je me suis vite rendue compte de l'impact que peuvent avoir les fameuses histoires. Sachant que quand on est enfant, on a une imagination débordante...

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  3. Wow, le coup du chat et des poiscailles, c'est quand même hardcore.
    Pour le monstre à la chaîne, c'est quand même bien le genre de mes parents par contre.

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