Pauvre tâche

lundi 29 mai 2017 Ingrid | Mémorables oublis 1 Comments


Quel titre bien racoleur n'est-ce pas ? Mais je risque d'en décevoir certains car il ne faut pas y voir une insulte...

Parlons plutôt de mes problèmes de peau qui en voit de toutes les couleurs depuis trois mois avec mes soucis de santé. Mais pour cela, il faut revenir 20 ans en arrière, rien que ça !

Je ne vous l'apprends pas : je n'ai jamais été bien dans ma peau. Et comme tout adolescent, ce fut une période assez compliquée... Comme si les kilos en trop ne suffisaient pas, il a fallu que j'attrape une particularité visuelle. C'est apparu petit à petit. Pas de raison précise, je n'ai pas cherché à comprendre. Mais lorsque ça a commencé à devenir voyant, je me suis tournée vers le camouflage plutôt qu'un dermatologue. Logique.

Pour vous donner une idée, voici la situation : Au lycée, la SEULE personne habillée d'un pull camionneur, d'une veste en jean's et d'un pantalon, à quelques jours des grandes vacances, et donc, avec une température avoisinant les 30°, bah c'était moi. Je me rappelle de ma prof principale qui m'en faisait la remarque avec le sourire mais qui n'a jamais cherché à comprendre mon comportement. Non parce que, s'habiller en mode hiver en plein été et crever de chaud, ça ne peut que poser des interrogations...

Et pourquoi faisais-je cela ? Pour la simple et bonne raison que des taches brunes sont apparues sur certaines parties de mon corps, quelques années auparavant. Principalement dans le cou, parfois vers la gorge, aux aisselles, dans la pliure des bras, au ventre... Super, je ne m'aime pas, je me déteste dans le miroir et comme si ça ne suffisait pas, me voilà avec des taches qui n'ont absolument rien de gracieux ! Alors je les cachais autant que je le pouvais. Je pense que pas mal de personnes m'ont prise pour une folle mais surtout, pour une complexée et elles n'ont pas cherché. Et ça m'arrangeait...

J'en étais arrivée à un point où je me frottais le cou presque à sang pour enlever ces satanées taches ! Je me vois encore, un soir dans la salle de bains, prendre une éponge de vaisselle et utiliser le côté vert. Ah ça, j'ai douillé ! Et les taches étaient toujours là... Je me souviens aussi de ma chère tante qui m'avait collée dans les dents que j'étais crade, que je pourrais me laver. Vive les clichés... Je me souviens également de ma mère qui, honte de sa fille, a fini par prendre un coton, de l'eau de Cologne et frotter. C'est ainsi qu'elle s'est rendue à l'évidence : le coton était resté propre, sa fille se lave. Merci pour la confiance et le soutien, hein...

Ca ne l'a pas perturbé pour autant, j'ai continué ma vie avec mes taches et mes gros pulls. Je m'étais habituée à ce mode vestimentaire. Jusqu'au jour où, ça ne pouvait vraiment pas durer. J'ai décidé d'assumer mes taches. Adieu les pulls en été, bonjour les débardeurs et les longs cheveux attachés. On me regarde de travers ? On juge que je suis sale ? Pas grave. Je sais ce qu'il en est. J'ai assez souffert des étés à crever de chaud, utiliser 50 000 déo, dégouliner de transpiration, etc... Je voulais m'habiller en adéquation avec les saisons.

Puis, je ne me souviens plus quand ni comment ça s'est fait, j'ai fini par aller voir un dermato. Et le verdict a été ultra-rapide : le stress. Ni plus ni moins. Et la dermato ne pouvait rien y faire car les taches ne rendaient pas ma peau irritante ni sèche. Un second dermatologue aura confirmé le premier verdict. Et quand je parle de tache brune, c'est un brun très léger. Voyant mais léger. Ce n'est pas non plus du nutella éparpillé un peu partout sur mon corps. Car oui, ça avait fini par se propager sur les jambes.

Je suis ressortie du cabinet, soulagée. Je n'ai donc pas une maladie. Juste du stress. Et il est vrai qu'en y réfléchissant bien, les taches avaient tendance à s'intensifier en période de stress. J'ai pensé à aller voir un psy mais j'y ai vite renoncé. J'ai pensé au yoga mais même s'en avoir testé, c'est quelque chose qui ne m'attire absolument pas. J'ai donc décidé de vivre comme telle. Surtout depuis que je sais pourquoi ces tâches sont là. Peu importe les jugements et regards des autres.

Et forcément, avec mes soucis de santé qui se sont déclarés en début d'année, les taches s'accentuent. Je n'en ai plus autant qu'avant. J'en ai dans le cou mais surtout, aux aisselles (les déodorants et soins épilatoires n'y sont pour rien). Je me doute qu'en période de stress, quand mon cou est tâché, on doit forcément le voir et en parler. Mais vous n'imaginez pas à quel point ça me laisse indifférente. Je me lave, je ne suis pas malade. Y a pire comme situation. Et de penser ainsi, ça aide à la "guérison".

Jusqu'à la prochaine crise...

1 commentaire :

  1. j'ai moi même aussi des tâches qui étaient apparues dans le dos vers une quinzaine d'année, le généraliste pensait à un champignon m'a donné une solution lavante type kétoderm mais elles ne sont jamais reparties, mon fils en avaient près du cou nous avons pensé que c'était la même chose que chez moi, et cette fois ci non, sa mémé a frotté avec un peu de synthol et c'est parti :)) c'est la période où il a commencé à se laver tout seul...

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